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Ministère de l’Économie du Sénégal claque la porte des abandons budgétaires avec la LFR 2026

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Alors que la révision de la loi de finances rectificative pour 2026 a suscité de vives interrogations, le ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération a clarifié la situation. Selon le porte‑parole Xibaaru, aucun des 19 projets cités n’est définitivement laissé de côté.

Des investissements qui restent sur les rails

Parmi les réalisations jugées maintenues, on compte la construction de 35 centres de santé, prévue entre 2026 et 2028, ainsi que la mise en œuvre de la route Mékhé‑Pékesse‑Thilmakha. Le renouvellement des installations de la Sonacos, l’Université du Sénégal oriental, le programme d’urgence de modernisation des axes routiers (PUMA) et le projet d’électrification rurale, évalué à 2 milliards de FCFA, figurent également dans ce groupe.

Le secteur agricole bénéficie également d’un soutien : les filières arachidières, mil, fonio et sorgho sont présentées comme des priorités maintenues.

Logements et transfert d’eau : deux statuts différents

Le programme de construction de 30 000 logements a reçu le qualificatif de « soutenu », avec la reconfirmation de mesures fiscales et douanières pour en garantir la viabilité. En revanche, le grand transfert d’eau du lac de Guiers vers Touba a été reprogrammé, les crédits destinés aux indemnisations étant reportés à 2027.

Réajustements macro‑économiques majeurs

Le ministère explique que les calendriers sont revus en fonction des ressources disponibles et des sources de financement. Ainsi, les subventions à l’énergie passent de 250 milliards à 790,3 milliards de FCFA. La prévision de croissance chute de 5 % à 2,7 %, tandis que les recettes du PRES sont revues à la baisse, de 762,9 milliards à 311,5 milliards de FCFA. Le déficit budgétaire prévu s’alourdit, passant de 5,4 % à 7,6 % du PIB.

Ces ajustements traduisent une volonté d’aligner les dépenses sur les capacités financières réelles, tout en préservant les projets jugés essentiels pour le développement du pays.

En définitive, le ministère insiste sur le caractère évolutif du calendrier budgétaire, rappelant que les arbitrages sont indispensables pour garantir la continuité des investissements prioritaires.

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