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Pastef somme l’État d’agir face aux délais des élections locales

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Une épée de Damoclès plane sur le calendrier électoral sénégalais. Alors que l’échéance des prochaines élections territoriales approche à grands pas, l’absence de mesures administratives concrètes soulève de vives inquiétudes. Face à cette inertie, le parti Pastef monte au créneau, alertant les plus hautes instances de l’État sur l’impératif de respecter les délais constitutionnels, sous peine de voir le processus démocratique fragilisé.

Un rappel à l’ordre légal pour l’administration

Le Bureau politique de la formation dirigée par Ousmane Sonko n’a pas ménagé ses efforts pour interpeller les responsables gouvernementaux. Une correspondance formelle a été adressée au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, avec copie au président de la République et à la Commission électorale nationale autonome (CENA). L’objectif est clair : exiger le coup d’envoi des opérations électorales indispensables à la tenue du scrutin.

La démarche de Pastef repose sur des fondements juridiques inébranlables. Le parti rappelle que les mandats des conseillers municipaux et départementaux actuels, élus le 23 janvier 2022, touchent à leur fin. Les articles L.236 et L.269 du Code électoral stipulent sans ambiguïté que le renouvellement des conseils doit intervenir dans les trente jours précédant l’expiration de leur mandat. Par ailleurs, l’article L.63 impose que le scrutin se déroule impérativement un dimanche. En vertu de ces règles, le 17 janvier 2027 est identifié comme la dernière date butoir possible pour le vote, selon la lecture du parti. Cette période inclut les dimanches des 27 décembre 2026, 3, 10 et 17 janvier 2027.

Les manquements administratifs pointés du doigt

Au-delà des échéances, Pastef dénonce des lacunes administratives notables, freinant le bon déroulement du processus. Le décret fixant officiellement la date du vote, pourtant essentiel pour démarrer toutes les opérations préparatoires, fait encore défaut. De même, l’arrêté établissant le montant de la caution que doivent verser les candidats n’a pas été publié. Ce dernier document est crucial et doit, conformément aux articles L.247 et L.282 du Code électoral, être établi en concertation avec les acteurs politiques au moins 150 jours avant la date du scrutin.

Pour le Bureau politique de Pastef, cette accumulation de retards administratifs ne saurait justifier un ajournement de fait des élections territoriales. Le parti insiste sur le fait que le respect du calendrier n’est pas une simple prérogative présidentielle, mais une obligation qui incombe à l’exécutif pour préserver la vitalité démocratique.

Face à ce qu’il perçoit comme une défaillance de l’administration, Pastef affirme sa détermination à employer toutes les voies républicaines et juridictionnelles à sa disposition. L’enjeu est de taille : il s’agit non seulement d’assurer le respect des délais légaux pour les élections locales, mais aussi de préserver la crédibilité des institutions démocratiques sénégalaises. Le bras de fer engagé entre le parti d’opposition et les autorités promet donc de tenir en haleine l’arène politique dans les mois à venir.

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