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Kiiraay alerte : l’hôpital de Kaolack pris en otage par le bras de fer LFR ?

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Une alerte majeure résonne depuis Kaolack, où la coordination départementale de Kiiraay-Les Patriotes républicains exprime de sérieuses craintes concernant le financement du futur hôpital de niveau 3 de la région. L’inquiétude fait suite au récent rejet, par la majorité parlementaire du Pastef, de la Loi de Finances Rectificative (LFR) pour 2026. Cette situation, rapportée par un communiqué du dimanche 25 octobre, met en lumière une tension croissante entre impératifs politiques et besoins sanitaires urgents, interpellant directement les députés de Kaolack sur leur engagement envers la santé de leurs concitoyens.

La LFR 2026 au cœur d’une bataille politique tendue

Le vendredi précédant la publication de ce communiqué, la commission des Finances de l’Assemblée nationale a été le théâtre d’un rejet catégorique de la proposition de loi de finances rectificative. Avec 130 sièges sur 165, la majorité Pastef a mis en avant sa volonté de préserver les investissements et les dépenses sociales. Le vice-président du parti, El Malick Ndiaye, a notamment critiqué des réductions budgétaires affectant des secteurs aussi fondamentaux que l’eau, l’éducation, la santé et la gestion des inondations. En réaction à ce blocage, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, le même dimanche, a qualifié la démarche des députés du Pastef d’« obstruction » et a exigé la soumission d’amendements. Il a également promis la publication d’une liste détaillée des projets bénéficiant de financements. Le député Amadou Ba, quant à lui, a invité le chef du gouvernement à se concentrer sur les priorités essentielles. La séance plénière décisive, portant sur l’examen de cette LFR, est programmée pour le mardi 27 octobre à 10 heures.

Kaolack, la santé en suspens face aux divergences

Au-delà des joutes parlementaires, c’est l’avenir du renforcement de l’offre de soins à Kaolack qui est directement menacé. En août, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, avait déjà souligné l’insuffisance des infrastructures sanitaires régionales, annonçant l’ambition gouvernementale d’y ériger un hôpital de niveau 3. Ce projet répond à une demande forte et constante des populations, notamment formulée par la Commission santé du Mawlid de Médina Baye, qui met en évidence l’importance vitale d’une structure hospitalière robuste. L’organisation du Gamou annuel, qui mobilise 1 387 agents de santé, 53 ambulances et 23 millions de FCFA de médicaments pour l’accueil des fidèles, illustre l’ampleur des besoins et l’enjeu capital d’un tel établissement pour la région. La coordination Kiiraay insiste : « La santé des citoyens ne doit jamais être sacrifiée aux divergences politiques ». Elle demande aux deux députés Pastef élus dans le département de Kaolack de dévoiler publiquement leur position et de s’engager activement pour la pérennité de ce projet d’infrastructure.

L’appel de Kiiraay s’étend à toutes les forces vives du département, les exhortant à rester vigilantes quant à la sauvegarde des investissements structurants essentiels. Alors que la séance plénière approche, le sort du financement hospitalier de Kaolack repose sur l’issue des délibérations, soulignant une fois de plus la nécessité d’arbitrer entre les considérations politiques et l’impératif de service public.

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