Le grand rassemblement du Gamou 2026 à Tivaouane a pris une tournure inattendue : le Khalife général des Tidianes a profité de la tribune pour lancer un appel vigoureux à la réconciliation et à la responsabilité collective, dépassant le cadre purement rituel de la fête.
Un message de paix qui dépasse les frontières religieuses
Le discours, lu par Serigne Pape Makhtar Kébé, a mis en avant les enseignements du Prophète comme socle d’une coexistence pacifique. Le chef religieux a insisté sur le rôle du dialogue face aux tensions internes, préconisant la mise en place d’un pacte national fédérateur, baptisé Actusen. Il a également souligné l’importance de la bienveillance conjugale et de l’équité entre les enfants comme piliers de la paix familiale.
Les « Amânât » : un appel à la responsabilité citoyenne
Le second axe du discours a porté sur les charges confiées à chaque individu – la patrie, la responsabilité et le bien commun. En citant l’adage « Chacun est un berger et chaque berger sera interrogé sur son troupeau », le Khalife a rappelé que chaque citoyen doit défendre les lois du pays et s’opposer aux divisions. Il a exhorté les autorités publiques, représentées par le ministre de l’Intérieur Mouhamadou Makhtar Cissé, à appliquer ces principes au service de la nation.
Un appel à l’unité au cœur de la cité religieuse
Le troisième pilier a été dédié à l’unité. Le Khalife a invité les chefs religieux et les acteurs du pouvoir spirituel à réparer le tissu social, à dépasser les divergences et à bannir les discours de haine. Cette démarche s’inscrit dans la volonté affichée par le président de la République, présent via sa délégation, de mettre en pratique les recommandations du Khalife pour le bien supérieur du pays.
En résumé, le Gamou de cette année à Tivaouane a servi de plateforme pour un message ambitieux : faire de la paix, de la responsabilité et de l’unité des engagements partagés, tant au niveau familial que national.



