Alors que le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 a essuyé un rejet en commission, le gouvernement mise sur une reprise rapide des pourparlers avec le groupe parlementaire Pastef pour éviter que le texte ne se retrouve dans l’impasse le jour de la plénière du 27 octobre.
Pourquoi le dialogue est crucial pour les Sénégalais
Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a indiqué que les incompréhensions actuelles et le risque d’escalade politique ne constituent pas un obstacle insurmontable. Il estime que des échanges dès lundi pourraient aboutir à un consensus, préservant ainsi les mesures de relance prévues par la LFR. Pour les ménages, le texte vise à relancer l’économie, à permettre aux entreprises de recouvrer leurs créances et à solder les arriérés, tout en absorbant le choc énergétique lié aux conflits internationaux, évalué à 550 milliards de francs CFA.
Le poids des prévisions du précédent gouvernement
Le chef du gouvernement a reproché aux prévisions budgétaires établies sous l’ancien cabinet, alors dirigé par Ousmane Sonko, de s’avérer excessives. Selon lui, les ressources attendues du Programme de redressement économique et social (PRES) n’ont pas été encaissées à la hauteur prévue, ce qui oblige à rééquilibrer les comptes. Cette différence explique la nécessité de revoir les équilibres budgétaires et de proposer des ajustements afin de ne pas faire supporter la hausse des coûts énergétiques aux consommateurs.
Les marges de manœuvre constitutionnelles
Le Premier ministre a rappelé que le Parlement joue son rôle de contrôle, mais a assuré que, si les discussions venaient à échouer, la Constitution donne au gouvernement la possibilité d’exercer certaines prérogatives sans engager sa responsabilité politique. Cette marge de manœuvre constitue un filet de sécurité pour éviter un arrêt complet du processus législatif.
En somme, la reprise du dialogue avec Pastef représente une étape décisive pour débloquer la LFR 2026, protéger le pouvoir d’achat des Sénégalais et garantir la continuité des réformes économiques annoncées par le gouvernement.



