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Alioune Aw pousse le relai du quartier à transformer l’état civil sénégalais

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Alors que le Forum national sur l’état civil se prépare au Grand Théâtre de Dakar le 23 septembre 2026, Alioune Aw, délégué de quartier et porte‑voix de l’Association des délégués de Keur Massar Nord, met l’accent sur la nécessité d’une proximité accrue entre les administrations et les citoyens.

Proximité comme levier d’inclusion

Selon lui, les retards de déclaration de naissance, les obstacles à l’obtention d’actes ou la méconnaissance des procédures pèsent lourdement sur les familles et les habitants des quartiers. Un système d’état civil efficace doit être fiable, sécurisé et à la portée de tous, afin de garantir l’accès à la scolarisation, aux droits fondamentaux et à la mobilité internationale.

Un cadre juridique à réviser

Alioune Aw rappelle que le statut des délégués de quartier est défini par le décret n° 86-761 du 30 juin 1986, amendé par le décret n° 92-1615 du 20 novembre 1992. Il souligne toutefois que la collecte des données d’état civil n’est pas explicitement prévue dans ces textes. Il propose donc d’actualiser le décret afin de donner une base légale claire aux missions déjà exercées sur le terrain.

Il insiste sur le fait que le délégué ne doit ni être surévalué ni sous‑estimé : il n’est pas un officier d’état civil et ne peut donc pas établir, certifier, rectifier ou annuler un acte. Son apport réside dans quatre fonctions essentielles : informer les populations, orienter les usagers vers les services compétents, remonter les difficultés récurrentes et mobiliser la communauté pour les campagnes de régularisation.

Numérique et accompagnement humain

La digitalisation promet de simplifier les démarches et de sécuriser les archives, mais elle ne résout pas les problèmes d’accessibilité et de fracture numérique. Alioune Aw plaide pour une coopération renforcée entre les services d’état civil, les autorités locales et les délégués, à travers des rencontres régulières et des mécanismes de remontée d’informations.

Pour lui, la proximité administrative ne se décrète pas ; elle se construit grâce à un dialogue permanent et à une reconnaissance juridique des acteurs de terrain.

Le débat qui s’ouvrira lors du Forum national pourrait donc redéfinir le rôle des délégués de quartier, en les plaçant comme piliers d’un état civil plus inclusif et plus efficace pour les Sénégalais, tant au niveau local qu’international.

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