Accusations de vi*ls: Les analyses confirment des rapp*rts s*xu*ls récents chez l’accusatrice de Sonko, la propriétaire enfonce son employée et parle de deal …

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Des prélèvements ont été faits sur Adja Sarr, la masseuse qui accuse Ousmane Sonko de viols répétés. La jeune dame affirmait dans sa plainte que le dernier rapport sexuel entre le leader de Pastef et elle datait du 1er février. L’analyse a confirmé qu’il y a effectivement eu des relations sexuelles récentes. Ces prélèvements attestent également de la présence de traces organiques qu’il va falloir déterminer à qui elles appartiennent. Reste à voir si l’accusé, Ousmane Sonko, se prêtera volontiers à un prélèvement d’Adn.

Ousmane Sonko fréquente bel et bien le salon Sweety massage. La propriétaire, qui s’est présentée sous deux noms différents, l’a confirmé hier dans un entretien avec E-medias. Elle révèle que Sonko n’a jamais voulu que les masseuses le reconnaissent. Il masquait son visage avec un tissu ou une capuche. Toutefois, la bonne dame ne veut pas entendre parler de viol. Pour elle, Sonko n’est pas une personne de mauvaise réputation. Avant de tenter de le blanchir et d’enfoncer son employée A. Sarr.

L’affaire de la plainte contre Sonko révélée hier par «Les Echos» a secoué le pays. Hier, la propriétaire du salon Sweety massage, où ont eu lieu les faits de viol et de menaces de mort dont est accusé le député, s’est exprimé sur le sujet. D’emblée la dame a menti sur son nom. A la première question de nos confrères d’e-media qui l’ont interviewée, elle dit s’appeler Amy Diop. Curieusement, à la dernière question (donc en l’espace de quelques minutes), quand nos confrères lui ont demandé son nom, elle a dit s’appeler Absa Diagne. Tout de même, dans l’interview, elle a confirmé que le leader de Pastef fréquentait bien les lieux. «Sonko avait l’habitude de venir se faire masser ici», soutient-elle. Et d’ajouter plus loin : «parfois il peut rester 15 jours sans venir le plus souvent, il vient au retour de ses voyages».

«Sonko ne voulait pas que les masseuses le reconnaissent. Il masquait son visage avec un tissu ou une capuche…»

Toutefois, elle réfute tout acte de viol qu’aurait commis son client. «Je ne l’ai jamais vu faire des propositions indécentes aux masseuses. Tout ce que je sais, c’est qu’à chaque fois qu’il venait ici, il ne demandait qu’un seul type de massage. Il se plaignait de douleurs du dos et quand il venait, la séance de massage se faisait de la façon la plus simple : il s’installait sur une chaise et on lui massait le dos, un massage tonifiant. Et ça s’arrêtait là et il partait comme il était venu. Il ne voulait même pas être reconnu». Pour elle, Sonko est d’autant plus innocent que «quand il venait, il ne voulait pas que les masseuses le reconnaissent». Ainsi, explique-t-elle, «il masquait son visage avec un tissu ou une capuche. Je ne l’ai jamais vu se déshabiller totalement pour se faire masser. Il ne faisait que soulever le haut pour qu’on lui masse le dos».

«Sonko ne me semble pas être une personne de mauvaise réputation. A chaque fois qu’il venait ici, il cachait son visage»

Se faisant plus précise, elle affirme que Sonko faisait toujours le massage tonifiant qui est pour ceux qui sont fatigués et dont le tarif est de 20.000 F Cfa. Et de clamer aussi qu’il n’y a point de types de massage à caractère sexuel dans son salon. «Non ici, c’est un institut professionnel de beauté. C’est un lieu de travail. Il n’y a pas de place pour ça ici», assène-t-elle. Non sans montrer l’agrément officiel affiché sur un mur et le règlement intérieur qui indique clairement que les faveurs sexuelles ne sont pas autorisées. Pour elle, «c’est un deal». Et pour cause : «Sonko ne me semble pas être une personne de mauvaise réputation. A chaque fois qu’il venait ici, il cachait son visage. Et c’est lui qui amenait son huile de massage. Il ne peut y avoir de viol dans cette maison. C’est impossible. Mon mari est là, il y a d’autres personnes dans la maison. Ma chambre est là à côté. S’il y avait tentative de viol, ils auraient entendu du bruit. Elle ment. Peut-être qu’elle veut de l’argent. S’il y a viol, ce n’est pas ici. Ailleurs peut être, je ne sais pas mais ici, non».

La propriétaire enfonce son employée et parle de deal contre Sonko entre Adji Sarr et de tierces personnes

Pour la propriétaire du salon de massage, l’accusatrice de Sonko est une menteuse et a agi dans le cadre d’un complot qu’elle a ourdi avec de tierces personnes. «Adji Sarr, c’est moi qui l’ai mise en rapport avec Ousmane Sonko. C’est elle qui s’occupait de son massage jusqu’à ce qu’un jour, je l’ai entendue au téléphone dire à son interlocuteur qu’elle était au top, parce ce que c’est elle qui s’occupait du massage du président Sonko. Son interlocuteur lui avait répondu : « je voudrais qu’on fasse un deal. Il faut que tu fasses l’impossible pour entretenir un rapport avec lui. Il faudra tout faire pour me trouver son sperme qui devrait nous servir de preuve contre lui »», raconte-t-elle. Soupçonneuse, ce jour-là, dit-elle, quand Ousmane Sonko est venu, il l’a mis en rapport avec Adji Sarr, comme d’habitude, mais cette fois-ci avec une autre fille pour un massage quatre mains (avec deux masseuses) parce que je n’avais plus confiance en Adji». Seulement, précise-t-elle, «une fois à l’intérieur, Adji avait demandé à la fille, qui est une débutante, de sortir et de la laisser seule avec Ousmane Sonko. Après qu’il eut fini son massage, et au moment où Sonko se préparait à quitter, le téléphone de Adji avait sonné. C’était mardi passé. Ce jour, Sonko est entré ici vers 22h». Et d’enfoncer davantage son employée : «lorsqu’Adji est sortie de la cabine, je l’ai entendue parler avec quelqu’un au téléphone et elle a répondu qu’il a éjaculé. Le gars lui a ensuite demandé de se dépêcher pour partir. Une voiture noire est venue la chercher la nuit même vers 23 heures, en plein couvre-feu et bien escorté. Je suis persuadé que ce sont ces gars qui ont payé la fille pour créer des problèmes à Ousmane Sonko».

Mbaye THIANDOUM
LES ECHOS

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