Dans une région où les rassemblements sportifs occupent souvent le devant de la scène, un appel inattendu vient bousculer les habitudes : la jeunesse de Fatick est conviée à prendre place dans les couloirs du pouvoir.
Un appel qui dépasse le terrain de sport
Le lundi 2 novembre 2026, Babacar Faye, à la tête de la Société des infrastructures de réparation navale (Sirn), a rappelé aux jeunes de la ville que l’engagement citoyen pouvait se traduire bien au‑delà du ballon rond. Il a souligné que participer aux décisions locales était la meilleure façon de servir leurs communautés, invitant ainsi les futurs leaders à rejoindre les instances politiques plutôt qu’à se cantonner aux activités sportives.
Le cadre national qui ouvre la porte aux jeunes
Cette sollicitation s’inscrit dans un mouvement plus large amorcé par le président Bassirou Diomaye Faye. Le 29 septembre, le Conseil consultatif de la jeunesse a été instauré, concrétisant une promesse faite aux jeunes. Le chef d’État, lors d’un discours le 30 mars au stade Lat‑Dior de Thiès, avait dénoncé les décisions prises sans leur avis et avait exigé des propositions chiffrées et applicables de la part des conseillers. Le gouvernement, sous la houlette du Premier ministre, s’est engagé à faciliter l’accès à la formation professionnelle, à l’orientation et aux compétences numériques.
Les ambitions locales de Babacar Faye et le parti Kiiraay
Affilié au parti Kiiraay, Babacar Faye a déclaré son soutien au président Bassirou Diomaye Faye à tous les niveaux – départemental, régional et national. Pour les élections locales à venir, il a affirmé qu’il soutiendrait le candidat désigné par sa formation politique, ainsi que le porte‑parole de Kiiraay pour le Conseil départemental. Son implication récente, notamment le parrainage de la finale d’un tournoi au stade Massène Sène, montre qu’il veut conjuguer sport et politique pour mobiliser les jeunes.
En incitant la jeunesse de Fatick à franchir le pas, Babacar Faye espère que la nouvelle dynamique nationale se traduira par une présence accrue des jeunes dans les décisions locales, renforçant ainsi la légitimité des institutions.



