Une vague d’inquiétude s’est propagée dans les rues de Guédiawaye après la diffusion de messages alarmants sur les réseaux. Le collectif chargé de protéger le dispositif d’aménagement de la zone (PAZ) a riposté, dénonçant une campagne visant à semer le doute autour d’un programme qui, selon lui, répond aux besoins essentiels des habitants.
Un plan ambitieux pour transformer le quotidien
Le PAZ prévoit la construction d’une salle de spectacles, de deux sous‑préfectures, de bureaux dédiés aux services de l’eau et des forêts, ainsi que la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (DESCOS). En outre, le projet inclut une université islamique, un village artisanal, plusieurs établissements scolaires, un lycée technique, un centre de santé, une maison de la femme, un espace pour les personnes handicapées, un foyer pour les aînés, un complexe commercial et divers services administratifs départementaux. Ces équipements visent à combler des lacunes chroniques en matière d’infrastructures sociales, culturelles et administratives.
Le collectif accuse une manipulation de l’opinion
Lors d’une conférence près du tribunal de Guédiawaye, les porte‑voix du groupe, dont Cherif Cheikh Tourade Camara et Diéwo Ndiaye, ont rappelé que les rumeurs d’expulsions massives ne tiennent pas la route. Ils ont souligné que le projet, initié depuis 2003, comprend des attributions foncières déjà attribuées à des résidents, des conseils municipaux et des communes concernées. « Nous sommes les bénéficiaires de ce projet et nous avons des droits à défendre », ont-ils affirmé, appelant les autorités à ignorer les revendications qu’ils jugent infondées et à protéger les engagements déjà pris.
Exigence d’un comité régional pour débloquer la situation
Face à la persistance des tensions, le groupe a lancé un appel direct au gouverneur et au préfet, demandant la création d’un Comité régional de développement (CRD). Cet organe aurait pour mission de clarifier les points de blocage, de valider le dispositif d’aménagement et de garantir la reprise des travaux dans un climat serein. Le collectif a également pressé les techniciens et le géomètre chargé du dossier à poursuivre leur mission sans entrave.
En résumé, le débat ne porte pas uniquement sur des questions de terrain, mais sur la capacité des institutions à soutenir un projet structurant pour l’avenir de Guédiawaye. Si les autorités répondent aux exigences du collectif, la ville pourrait enfin voir se concrétiser des infrastructures longtemps attendues, renforçant ainsi le bien‑être de ses habitants.



