Tivaouane a vu arriver, le jeudi 8 octobre 2026, trois cents tables‑bancs destinées à douze structures éducatives, dont trois daaras modernisées. Cette injection de matériel intervient alors que les écoles locales peinent à offrir des conditions d’apprentissage adéquates.
Un apport tardif dans un contexte de pénurie d’enseignants
Le même mois, l’Inspection de l’éducation et de la formation (IEF) avait signalé que seulement 2 854 des 3 554 professeurs attendus étaient présents, soit un taux de présence de 80,30 %. L’évaluation de l’IEF révélait un manque de 59 enseignants, avec des besoins précis : quatre éducateurs au préscolaire, quarante‑six maîtres à l’élémentaire et neuf professeurs au niveau moyen.
Des disparités de présence selon les niveaux
Les chiffres de présence variaient fortement : 80,40 % dans le primaire, 82,68 % au préscolaire et 89,44 % au moyen secondaire. Ainsi, la dotation en mobilier arrive à un moment où les établissements doivent concilier des effectifs inégaux et un manque criant de tables‑bancs.
Un déficit encore colossal malgré l’intervention
Au 7 octobre, le besoin normatif en mobilier était de 73 416 unités, alors que le stock disponible n’atteignait que 61 081, laissant un écart de 12 335 tables‑bancs. Après les réparations déjà planifiées, il resterait encore 5 744 tables‑bancs à acquérir pour combler l’écart.
En définitive, si la remise de trois cents tables‑bancs représente un geste concret du Conseil départemental, elle ne suffit pas à résorber le déséquilibre structurel qui pèse sur le système éducatif de Tivaouane. Une mobilisation plus large, tant au niveau du recrutement que de l’équipement, apparaît indispensable pour garantir un environnement d’apprentissage stable.



