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SELS/Authentique refuse d’appuyer la grève de 72 heures des enseignants

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Alors que le secteur éducatif sénégalais est secoué par une mobilisation de deux jours, le syndicat SELS/Authentique a choisi de ne pas s’engager aux côtés des manifestants. Cette décision, annoncée au cœur de la contestation, soulève des questions quant à la cohésion des acteurs du monde enseignant.

Un refus qui marque une rupture

Le SELS/Authentique a clairement indiqué qu’il ne rejoindrait pas la mobilisation prévue pendant 72 heures. Au lieu de se rallier à la revendication collective, le syndicat a exprimé son intention de poursuivre le dialogue institutionnel, préférant des négociations formelles aux actions de rue.

Conséquences pour le mouvement enseignant

Cette position risque de fragiliser la dynamique de protestation, qui comptait sur une large adhésion pour peser auprès des autorités. L’absence d’un acteur majeur comme le SELS/Authentique pourrait réduire l’impact immédiat de la grève, tout en ouvrant la voie à des divergences stratégiques entre les différents groupements syndicaux.

Pour les enseignants qui ont lancé l’appel à la grève, la décision du SELS/Authentique représente un signal d’alerte : la nécessité de repenser les modes de mobilisation afin d’éviter les scissions. Certains observateurs estiment que cette désolidarisation pourrait encourager le gouvernement à adopter une posture plus ferme, estimant que la contestation n’est pas suffisamment unifiée.

Enjeux à long terme pour l’éducation sénégalaise

Au-delà de l’immédiat, le refus du SELS/Authentique pourrait influencer les futures négociations salariales et les réformes pédagogiques. En privilégiant le dialogue institutionnel, le syndicat espère obtenir des concessions sans recourir à la pression sociale, mais il court le risque d’être perçu comme moins engagé par les rangs de la profession.

Le paysage syndical sénégalais se retrouve donc à un carrefour : entre la volonté d’une action collective forte et la stratégie de négociation discrète. Le prochain chapitre dépendra de la capacité des différents acteurs à trouver un terrain d’entente qui préserve à la fois la crédibilité du mouvement et les intérêts des enseignants.

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