Une série d’attaques ciblant les infrastructures électriques du département de Rufisque a déclenché une vague d’indignation parmi les habitants, confrontés à des coupures prolongées et à la perte de leurs activités quotidiennes.
Des cambriolages orchestrés dans plusieurs localités
Des signalements provenant des riverains ont conduit les techniciens de Senelec à découvrir des intrusions et des actes de sabotage à Diamniadio, Kounoune, Sangalkam et Sébikotane. Les équipes ont constaté que des câbles essentiels avaient été arrachés, laissant des quartiers entiers sans alimentation électrique.
La DIC réagit : arrestations et perquisitions décisives
Selon le rapport de Pressafrik, les patrouilles de la police nationale ont permis d’identifier les individus mis en cause. Au cours des interrogatoires, le supposé chef du groupe et ses complices ont admis leur participation aux pillages survenus en mai, août et septembre 2026, motivés par le gain financier. Les enquêteurs ont également découvert des personnes suspectées d’avoir réceptionné le matériel volé.
Une perquisition effectuée dans les entrepôts d’une société locale a mis au jour plusieurs câbles électriques que Senelec affirme provenir de ses propres installations. L’analyse technique des données a, d’après la police, permis de situer les sept individus arrêtés par la Division des investigations criminelles (DIC) aux endroits et aux dates des faits.
Répercussions sur les ménages et l’économie locale
Les incidents du 20 septembre à Sébikotane et Khodoba ont entraîné des coupures d’électricité qui ont perturbé l’alimentation des foyers et freiné les activités commerciales de la région. Les commerçants, les ateliers artisanaux et même les petites industries ont subi des pertes importantes, accentuant le sentiment d’insécurité énergétique.
Le 21 septembre 2026, Senelec a déposé une plainte officielle pour vol et vandalisme, marquant ainsi le début d’une procédure judiciaire qui pourrait servir d’exemple dissuasif pour d’éventuels récidivistes.
Cette affaire met en lumière les défis persistants de la sécurisation du réseau électrique sénégalais et souligne la nécessité d’une coopération renforcée entre les opérateurs, les forces de l’ordre et les communautés locales afin de protéger les infrastructures vitales.



