Accueil ECONOMIE AFFAIRES 72 heures de bras de fer : SUTELEC persiste et accuse Senelec...

72 heures de bras de fer : SUTELEC persiste et accuse Senelec d’intimidation

0
15

Le climat social au sein de la Société nationale d’électricité (Senelec) atteint un point de rupture. Le Syndicat unique des travailleurs de l’électricité (SUTELEC) maintient avec fermeté son préavis de grève de 72 heures, fixé pour les 21, 22 et 23 octobre 2026. Cette décision intervient dans un contexte de vives accusations lancées par l’organisation syndicale à l’encontre de la Direction générale, fustigeant des tentatives d’intimidation et un manque de considération.

Doléances ignorées et pressions syndicales

La détermination du SUTELEC s’inscrit dans un mouvement d’ampleur, mené conjointement avec le Front syndical et l’UNSAS. Au cœur des revendications figure notamment le versement de la prime relative au résultat annuel bénéficiaire de l’année 2025. Une exigence jugée légitime par les représentants des salariés, qui déplorent l’absence de réponse favorable de la part de l’employeur. Le communiqué syndical, publié le mardi 20 octobre, ne cache pas les frictions, contestant ouvertement les déclarations récentes du ministre de l’Énergie, perçues comme une ingérence ou une minimisation des enjeux.

Qui est responsable des coupures ? Le SUTELEC pointe des défaillances

Face aux préoccupations légitimes concernant d’éventuelles perturbations du service public d’électricité, le SUTELEC tient à dédouaner ses membres. Le syndicat réfute catégoriquement toute responsabilité des travailleurs dans les interruptions de courant. Il met plutôt en lumière ce qu’il qualifie de « lacunes dans la stratégie énergétique » et des « difficultés d’approvisionnement en combustible » comme causes profondes des problèmes. Cette position vise à déplacer la responsabilité des désagréments subis par les consommateurs, la faisant peser sur la gestion stratégique de l’entreprise et les politiques d’approvisionnement.

En outre, le SUTELEC n’hésite pas à valoriser le travail et le bilan de ses agents. Le communiqué souligne plusieurs réalisations attribuées aux efforts des employés de la Senelec, telles que la diminution des charges d’exploitation, la réduction significative de la compensation tarifaire versée par l’État et les bénéfices substantiels reversés aux caisses publiques. Ces éléments sont mis en avant pour étayer l’argument selon lequel les travailleurs sont des acteurs clés de la performance de l’entreprise et méritent une meilleure reconnaissance, notamment salariale.

Dans ce climat tendu, le syndicat adresse un appel clair à la Direction générale de la Senelec pour une reprise du dialogue constructif. Il exhorte ses militants à une mobilisation massive mais disciplinée durant les jours de grève. L’enjeu est de taille : préserver les acquis sociaux des travailleurs tout en assurant la stabilité d’un service public vital pour le Sénégal.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici