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MESRI claque la porte du secteur privé avec 18 établissements non reconnus

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Le gouvernement sénégalais vient de publier un document officiel qui met en lumière une vingtaine d’établissements d’enseignement supérieur privés opérant sans agrément. Cette décision, annoncée le 2 octobre 2026, intervient après un rappel à l’ordre émis le 29 juillet dernier, où l’administration avait menacé de fermer immédiatement les structures illégales.

Une mise en garde qui se concrétise

Le 29 juillet 2026, la Direction générale de l’Enseignement supérieur avait diffusé un avertissement sévère, rappelant que toute école privée non autorisée risquait une cessation d’activité sans délai. Six semaines plus tard, le ministère a publié la « Liste noire n°1 », référencée sous le numéro 00003114/MESRI/DGES/DESP, signée par le directeur général de l’organe chargé de l’enseignement supérieur. Ce relevé recense 18 établissements dont la reconnaissance n’était pas confirmée au 1er octobre 2026.

Répartition géographique des établissements visés

Les institutions concernées se situent dans plusieurs régions du pays : Dakar, Ziguinchor, Saint‑Louis, Thiès, Tambacounda, Sédhiou, Rufisque, Podor, Pikine, Mbour, Mbacké et Louga. Parmi elles, l’ISEG de Louga apparaît avec une adresse partielle « Immeuble Mame Kalla Ndiaye, 319 avenue Cheikh… » qui s’interrompt dans le document publié.

Conséquences pour les étudiants et le secteur privé

Pour les étudiants, l’absence de reconnaissance officielle signifie que les diplômes obtenus pourraient ne pas être valables aux yeux des employeurs ou des universités étrangères. Les écoles concernées devront soit obtenir rapidement l’agrément requis, soit cesser leurs activités, ce qui risque de créer un vide dans l’offre de formations de niveau Licence et Master. Le secteur privé de l’enseignement supérieur, déjà sous pression, devra désormais renforcer ses procédures de conformité pour éviter d’être inscrit sur de futures listes similaires.

En définitive, cette première « liste noire » du MESRI marque un tournant décisif : elle impose une rigueur accrue aux acteurs privés et rappelle aux futurs étudiants l’importance de vérifier la légitimité de leur futur établissement.

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