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Ibrahima Sy écarte le danger sanitaire : le rapport parlementaire confirme l’absence de risque

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Pour les familles sénégalaises, la polémique autour des couches et serviettes Softcare a soulevé des interrogations majeures sur la fiabilité des contrôles sanitaires. Le récent rapport parlementaire, présenté le 2 octobre 2026, vient apaiser les craintes tout en soulignant des faiblesses organisationnelles qui méritent d’être corrigées.

Des failles de gestion sans preuve d’atteinte sanitaire

Les enquêteurs ont confirmé la présence de matières premières dont la date de péremption était dépassée sur le site industriel de Sindia. Des dysfonctionnements ont été relevés dans la traçabilité, la coordination entre les services et le suivi des stocks. Néanmoins, aucune analyse n’a démontré que ces composants aient été incorporés aux produits destinés aux bébés, aux enfants ou aux femmes. L’absence d’échantillons a limité les expertises scientifiques, poussant la présidente de la mission, Khady Sarr, à solliciter la création d’une commission d’enquête parlementaire.

Le ministère et le Parlement s’accordent sur l’absence de danger

Le ministre de la Santé, Ibrahima Sy, avait déjà affirmé en mars que les tests n’avaient pas mis en évidence de risque sanitaire avéré. Il a rappelé que la fiche de stocks indiquait une dernière sortie en septembre 2024, alors que l’inspection faisait état d’une possible utilisation jusqu’en septembre 2025. Le comité ad hoc mis en place par le ministère a abouti aux mêmes conclusions que les députés, renforçant ainsi le message d’absence de danger pour les consommateurs.

Impacts pour Softcare et perspectives réglementaires

Softcare, filiale sénégalaise du groupe chinois Sunda International, bénéficie d’un financement de la Société financière internationale, à hauteur de 50 millions de dollars en 2025, après un précédent de 107 millions en 2023. Le groupe prévoit d’étendre ses usines au Ghana, en Côte d’Ivoire, au Bénin, en Zambie et au Kenya. Parallèlement, le ministre a indiqué qu’un projet de décret visant à renforcer les exigences d’homologation, d’importation et de distribution des produits d’hygiène était en cours de transmission au Secrétariat général du gouvernement.

En définitive, si la confiance du public a été partiellement restaurée, les leçons tirées de cette affaire soulignent l’urgence d’améliorer les systèmes de suivi et de contrôle afin d’éviter toute ambiguïté future.

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