Lors d’une réunion regroupant plusieurs ministères, le chef du gouvernement a détourné l’appel d’Ousmane Sonko, qui souhaitait un échange ouvert sur la loi de finances rectificative 2026. Au lieu de s’engager dans une confrontation publique, Al Aminou Lô a souligné que son énergie était entièrement consacrée aux urgences ressenties par la population.
Priorités annoncées : vie chère et production locale
Dans son discours, le Premier ministre a rappelé les cinq engagements inscrits dans son programme directeur, en insistant sur la nécessité de lutter contre la flambée des prix et de soutenir les familles. Il a indiqué que les secteurs agricoles, d’élevage et de pêche devaient recevoir des appuis concrets afin d’alléger le fardeau du panier ménager.
« Les attentes du peuple ne se résolvent pas par des discours », a-t-il affirmé, ajoutant que les revendications des citoyens exigent des actions tangibles plutôt que des blocages institutionnels ou des mobilisations syndicales éloignées des réalités du pays.
Le cadre institutionnel privilégié
Al Aminou Lô a clairement indiqué que, en tant que responsable de l’exécutif, il consacrerait son temps aux dossiers urgents, laissant les débats budgétaires au seul lieu législatif prévu à cet effet : le Parlement. Cette position apparaît comme une réponse directe à la sollicitation de Sonko, qui avait critiqué le projet de loi pour son manque d’alignement avec les objectifs de l’Agenda national de transformation.
En renvoyant la discussion à la chambre des députés, le Premier ministre semble vouloir éviter une mise en scène médiatique qui pourrait détourner l’attention des mesures concrètes à mettre en œuvre sur le terrain.
Cette orientation pourrait avoir des répercussions sur la manière dont les citoyens perçoivent la transparence des décisions économiques, tout en soulignant la volonté du gouvernement de concentrer ses efforts sur les besoins immédiats des Sénégalais.
En définitive, la stratégie de Lô laisse entrevoir une préférence pour le travail administratif et législatif, tout en rappelant que les défis du coût de la vie et du soutien aux producteurs restent au cœur de son action.



