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Noo Lank claque la porte du secteur électrique avec ses exigences de calendrier

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Alors que les coupures d’électricité persistent depuis plusieurs semaines, le groupe d’activistes Noo Lank lance un appel retentissant pour une planification plus lisible et une gouvernance ouverte du réseau énergétique.

Des demandes qui vont au-delà des explications techniques

Noo Lank réclame à l’État un échéancier détaillé pour les chantiers majeurs, notamment le projet Yaakaar‑Teranga, présenté comme l’épine dorsale de la stratégie « gas‑to‑power ». Le collectif souligne que la centrale West African Energy fonctionne encore au diesel en attendant l’arrivée du gaz, ce qui alourdit la facture énergétique.

Un fonds sous haute surveillance

Le groupe veut que le Fonds de soutien au secteur de l’énergie, actuellement rattaché au ministère des Finances et du Budget, soit placé sous la tutelle du ministère de l’Énergie. Il réclame également la mise en place d’un audit indépendant et la diffusion publique des données relatives à l’usage des ressources du fonds.

Réforme inscrite dans la loi n° 2021‑31

La législation prévoit la création d’une holding ainsi que de trois filiales dédiées respectivement à la production, au transport et à la distribution‑vente d’électricité. Noo Lank demande la publication du Plan intégré à moindre coût ainsi que le suivi de son avancement. Le décret qui fixe les bases de ce plan date du 12 août 2024.

En synthèse, le collectif exige que les autorités sénégalaises offrent une visibilité totale sur le calendrier des projets structurants, transfèrent la responsabilité du fonds énergétique au ministère compétent, et assurent une transparence totale grâce à un audit externe.

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