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11 milliards FCFA : le PADESS prouve que l’émancipation dépasse le simple financement

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Au Sénégal, la voie vers une véritable émancipation économique ne se résume plus à l’octroi de fonds. C’est le constat majeur qui ressort des travaux du Programme sénégalais d’appui au développement économique et social (PADESS), récemment mis en avant lors d’un forum scientifique décisif. Cette approche renouvelée, prônant un cadre social propice à la réussite des initiatives, marque un tournant pour les politiques dédiées aux femmes et aux jeunes.

Des réalisations concrètes bien au-delà des bourses

Lancé en février 2017 avec une enveloppe globale dépassant les 11 milliards de francs CFA, le PADESS, déployé jusqu’en 2026 sur trois régions, onze départements et vingt-sept communes, a bâti son action sur une double stratégie. Il a combiné un soutien économique direct avec des investissements sociaux d’envergure. Le bilan est éloquent : quarante-sept infrastructures sociales ont été édifiées et équipées, mobilisant 3,046 milliards de francs CFA. Plus de 8 000 foyers vulnérables ont bénéficié de bourses économiques pour près de 916 millions de francs CFA, tandis que 748 initiatives de très petites et moyennes entreprises (TPME) ont reçu un appui financier.

La capitale Dakar illustre parfaitement cette dynamique, avec des investissements atteignant 2,351 milliards de francs CFA. Sur cette somme, 817 millions de francs CFA ont spécifiquement servi au financement de treize structures sociales de base. Parmi elles, quatre établissements scolaires, deux centres d’éveil pour la petite enfance, cinq postes de santé et deux maisons dédiées aux femmes. Ces réalisations tangibles rappellent que l’indépendance financière ne s’atteint pas uniquement par un apport monétaire individuel, mais aussi par un accès facilité à l’éducation, aux soins et à des lieux d’accompagnement.

Une vision présidentielle et législative pour l’avenir

Baye Amadou Racine Ndiaye, intervenant au nom de la ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, a fermement souligné cette démarche holistique lors du forum. Il a insisté sur l’importance d’intégrer un large éventail de facteurs, tels que les qualifications professionnelles, l’accès aux ressources productives, les débouchés commerciaux, les innovations technologiques, les infrastructures essentielles et les prestations sociales fondamentales. Cette orientation épouse parfaitement la vision prospective « Sénégal 2050 » et la volonté du Président Bassirou Diomaye Faye de consolider la place des femmes au sein de l’économie nationale.

Le représentant a également fait mention d’une proposition de loi d’orientation, actuellement en examen en Conseil des ministres. Ce texte législatif ambitionne de traiter des défis majeurs tels que les violences basées sur le genre, la protection des droits féminins, leur employabilité accrue, leur leadership affirmé et leur participation effective aux sphères décisionnelles. Pour M. Ndiaye, ce forum avait pour vocation de valoriser les succès passés, de stimuler le dialogue scientifique et d’esquisser des pistes d’avenir, bien au-delà d’une simple cérémonie de clôture. Il a réaffirmé l’interdépendance entre les revenus, l’accès aux services collectifs et les conditions sociales dans lesquelles évoluent les bénéficiaires.

La réussite des stratégies publiques en matière d’émancipation repose donc, selon les experts, sur une coordination sans faille. L’État, les collectivités territoriales, les partenaires au développement, le secteur privé, les organisations communautaires et les citoyens eux-mêmes doivent œuvrer de concert pour bâtir un écosystème où chaque initiative économique trouve un écho social favorable, garantissant ainsi une indépendance durable et significative.

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