Le nouveau cabinet du Sénégal s’engage dans une dynamique où chaque action devra se justifier auprès des citoyens, et non plus se reposer sur de simples promesses. Cette orientation, présentée lors de la séance de politique générale à l’Assemblée nationale, place la transparence et les résultats concrets au cœur du mandat.
Un contrat de performance signé par chaque ministre
Selon les propos du chef du gouvernement, chaque membre du cabinet sera soumis à un contrat de performance. Cette clause contractuelle vise à garantir que les objectifs fixés soient atteints et évalués de façon régulière. Le Premier ministre a souligné que « chaque projet évalué publiquement » deviendra la norme, afin que la population puisse suivre l’avancement des initiatives.
Des dépenses scrutées à la loupe
Le principe avancé est que « chaque franc dépensé » devra produire « un effet vérifiable dans la vie des Sénégalaises et des Sénégalais ». Cette exigence implique une traçabilité stricte des fonds publics, avec la publication des résultats attendus et obtenus. L’objectif affiché est de transformer chaque investissement en bénéfice tangible pour les plus vulnérables, désignés comme « nos vrais mandants ».
Le référentiel national « Sénégal 2050 » comme boussole
Le Premier ministre a rappelé que le cadre stratégique du pays, le Sénégal 2050, reste le socle de l’action gouvernementale. Il a affirmé que « le Cap est fixé. La méthode est arrêtée. La mesure sera publique », indiquant que la vision à long terme du chef de l’État guidera les actions quotidiennes du gouvernement. Cette continuité avec le programme de son prédécesseur vise à maintenir la trajectoire déjà amorcée, tout en introduisant une nouvelle méthode de suivi et d’évaluation.
« Ce gouvernement ne demande pas à être jugé sur ses intentions, mais sur son efficacité et sur ses résultats », a déclaré Ahmadou Al Aminou Lo, soulignant que le succès du mandat dépendra de la capacité à livrer des résultats mesurables.
En misant sur la transparence et la responsabilisation, le cabinet espère renforcer la confiance des Sénégalais et créer un modèle de gouvernance susceptible d’inspirer d’autres nations africaines.
Cette approche pourrait redéfinir les attentes vis-à-vis des institutions publiques, en plaçant la performance au premier plan et en obligeant chaque décision à être justifiée devant la société.



