Le scandale qui secoue le quartier de la SERAS ne se limite pas à une simple affaire de moralité : il expose les failles de la protection des mineurs dans les espaces de travail informels. La découverte de la grossesse d’une adolescente a entraîné l’arrestation immédiate d’un employé de 20 ans, déclenchant une vague d’indignation parmi les habitants.
Chronologie des faits et réactions familiales
La jeune A. Ndiaye, confiée à H. Ndiaye, l’épouse de son tuteur A. M. Sall, œuvrait quotidiennement dans la petite restauration du quartier. C’est là qu’elle a croisé le chemin de M. Sall, qui assurait le service dans la même dibiterie. Selon les enquêteurs, la fillette aurait exprimé son affection, menant à deux relations sexuelles dans les locaux.
Lorsque la grossesse a été détectée lors d’une visite médicale au centre de garnison de Yeumbeul, la famille a immédiatement réagi. Le 23 octobre 2026, A. M. Sall a déposé plainte, dénonçant que sa nièce présentait des signes de malaise répétés ces derniers jours.
Enquête et accusations portées
Les forces de l’ordre de Dalifort-Foirail ont appréhendé le suspect dans la même dibiterie. Après un premier déni, le jeune homme a admis les deux rapports, tout en affirmant que la victime aurait déjà eu des liaisons avec son prédécesseur, A. Diallo, qui aurait disparu après avoir soustrait près de 10 millions F CFA à l’employeur.
Le parquet de Pikine-Guédiawaye a reçu le dossier, le qualifiant d’attentat à la pudeur et de détournement de mineure. M. Sall a d’abord été placé en garde à vue, puis transféré devant le tribunal pour enfants, où une audience a été fixée au 30 octobre, avant d’être reprogrammé au 6 octobre 2026.
Implications pour la communauté
Ce cas met en lumière la nécessité de renforcer les contrôles dans les petites entreprises où les mineurs sont souvent employés sans surveillance adéquate. Les autorités locales sont appelées à réexaminer les procédures de suivi des jeunes travailleurs afin d’éviter que de telles dérives ne se reproduisent.
En définitive, la condamnation de M. Sall pourrait devenir un signal fort pour les employeurs de la SERAS et au-delà, rappelant que la loi ne tolère aucune exploitation de mineurs, même dans les établissements les plus modestes.



