Le renforcement du secteur agricole pourrait transformer la vie de milliers de familles sénégalaises, en particulier dans les zones les plus vulnérables. En annonçant une multiplication par cinq du nombre d’exploitants soutenus, les Industries chimiques du Sénégal (ICS) placent la souveraineté alimentaire au cœur de leur stratégie.
Une ambition décuplée pour les exploitants
Lors d’une visite sur le terrain à Keur‑Ségué, dans le secteur de Lambaye, département de Bambey, le directeur général, Mama Sougoufara, a déclaré que le programme, initialement lancé en juillet 2025, comptait déjà une centaine d’agriculteurs après une phase pilote d’environ soixante participants. L’objectif affiché est d’atteindre rapidement cinq cents bénéficiaires.
Une couverture nationale et des cultures variées
Pour la campagne 2026‑2027, le dispositif s’étend à cinq zones agro‑écologiques, englobant onze régions administratives et couvrant une surface totale de soixante‑six hectares. Le soutien ne se limite plus à la simple distribution d’engrais ; il inclut l’accès à des semences certifiées, des intrants adaptés et un accompagnement technique de proximité. Les cultures concernées vont des productions hors‑saison comme le riz et les maraîchers, aux cultures d’hivernage qui sont actuellement en phase de récolte et de post‑récolte.
Vers une souveraineté alimentaire renforcée
En mobilisant son expertise industrielle et agronomique, le PICSA ambitionne d’améliorer durablement les rendements des exploitations familiales. Cette dynamique devrait contribuer de façon significative aux objectifs nationaux de sécurité alimentaire, en réduisant la dépendance aux importations et en stimulant l’économie rurale.
Si les objectifs sont atteints, le paysage agricole sénégalais pourrait connaître une hausse notable de la productivité, offrant aux petits producteurs de meilleures perspectives de revenus et renforçant la résilience du pays face aux aléas climatiques.



