Une séquence filmée sur les réseaux a déclenché un séisme politique : l’enseignant Amath Suzanne Camara aurait exhorté le chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, à prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale dès le 2 décembre, sous peine d’un appel aux forces de défense pour s’emparer du pouvoir.
Une provocation qui se propage en ligne
Le clip, rapidement partagé, montre Camara prononçant ces paroles, ce qui a alimenté les débats et les inquiétudes au sein de la société sénégalaise. Le ton alarmiste de l’enregistrement a poussé de nombreux internautes à qualifier l’acte d’incitation à un coup d’État.
Réaction judiciaire immédiate
Le procureur de la République près le tribunal de grande instance hors classe de Dakar a pris l’initiative d’ouvrir le dossier, en confiant à la Division spéciale de cybersécurité la mission d’examiner les preuves numériques. Selon des sources de Seneweb, une convocation officielle de Camara est imminente, et il encourt des sanctions sévères dès son audition.
Enjeux pour le paysage politique
Si les accusations se confirment, cet épisode pourrait fragiliser davantage la confiance entre les institutions et les citoyens, tout en rappelant la vigilance nécessaire face aux discours qui menacent la stabilité constitutionnelle. Le sort de Camara demeure incertain, tandis que les autorités surveillent de près les répercussions de cet appel controversé.



