Alors que le Sénégal cherche à attirer davantage de capitaux étrangers, la voix de Thierno Lo retentit comme un avertissement sévère : «On ne peut pas investir dans un pays où l’exécutif et le Parlement s’entre-déchirent». Ancien membre du cabinet sous la présidence d’Abdoulaye Wade, il rappelle que la stabilité institutionnelle est la pierre angulaire de toute dynamique d’investissement.
Un constat issu de l’expérience ministérielle
Fort de son passage à la tête d’un ministère, Thierno Lo possède une vision interne des rouages du pouvoir. Il souligne que les dissensions entre les deux branches du gouvernement créent un climat d’incertitude qui décourage les bailleurs de fonds et les entrepreneurs locaux. Selon lui, chaque différend public entre l’exécutif et le Parlement se traduit par une perte de confiance, et donc par une fuite potentielle de capitaux.
Conséquences pour l’économie sénégalaise
Le risque évoqué par l’ancien ministre ne se limite pas à une simple perte de projets ponctuels. Il alerte sur la possibilité d’un ralentissement de la croissance, d’une hausse du chômage et d’une réduction des recettes fiscales, effets collatéraux d’une ambiance politique morose. En l’absence d’un dialogue constructif, les investisseurs pourraient choisir des marchés jugés plus prévisibles.
Quel avenir pour le dialogue institutionnel ?
Thierno Lo incite les acteurs politiques à restaurer un climat de coopération, estimant que seule une volonté partagée peut inverser la tendance actuelle. Il suggère que des mécanismes de médiation ou des réformes constitutionnelles pourraient apaiser les tensions et redonner confiance aux partenaires économiques.
En définitive, le message de l’ancien ministre s’inscrit dans une logique d’urgence : sans un effort réel pour réconcilier l’exécutif et le Parlement, le Sénégal risque de voir son attractivité économique s’éroder, au détriment de ses ambitions de développement.



