Le journaliste sénégalais Madiambal Diagne, qui a quitté son pays pour la France invoquant des menaces sur sa sécurité, vient d’annoncer qu’il prépare son retour auprès de sa famille. Il justifie cette décision par le changement de la direction de l’État, qu’il estime désormais capable d’assurer une justice impartiale.
Un espoir de retour sous la nouvelle administration
Diagne a indiqué que la procédure visant à faire lever le mandat d’arrêt international qui pèse sur lui a été officiellement engagée. Il voit dans l’arrivée du Premier ministre Al Aminou Lô, du ministre de la Justice Moussa Sarr et du ministre de l’Intérieur Mouhamadou Makhtar Cissé une opportunité de bénéficier d’un traitement équitable. Selon ses propos, les anciennes autorités, dont Ousmane Sonko, Bamba Cissé et Yassine Fall, auraient cherché à le poursuivre de façon injuste.
Les répercussions sur l’ancien leader du Pastef
Les déclarations de Diagne ont déclenché une nouvelle vague d’interrogations à l’encontre d’Ousmane Sonko à Yoff. Le Réseau des lanceurs d’alerte a exigé des réponses tant de la part du politicien que de ses avocats, rappelant notamment une perquisition supposée dans l’appartement de Sonko situé à la cité Senegindia. Le même réseau a relayé les affirmations du journaliste concernant la saisie de sommes en francs CFA, en euros et en dollars.
Exigences et enjeux budgétaires
Dans le même entretien, Diagne a critiqué le rejet du projet de loi de finances rectificative en commission des finances, le qualifiant d’obstacle artificiel. Il a avancé que le groupe parlementaire du Pastef, mené par Sonko, chercherait à exercer des pressions sur Bassirou Diomaye Faye afin de réintégrer certains responsables du parti, tout en redoutant qu’un accord avec le FMI ne soit compromis. Face à cette situation, il a appelé le chef de l’État à dissoudre l’Assemblée nationale avant la clôture du calendrier budgétaire, précisant que le Budget 2027 pourrait être appliqué jusqu’à l’élection d’une nouvelle législature et l’adoption de la loi de finances rectificative.
La perspective d’un retour de Diagne pourrait ainsi remodeler les équilibres politiques internes, tout en intensifiant les débats sur la transparence financière et la gouvernance du pays.



