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Bassirou Diomaye Faye et les Chambres de Métiers : l’artisanat sénégalais au cœur de la relance

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Le secteur de l’artisanat, pilier culturel et économique insoupçonné, se trouve à l’aube d’une transformation majeure au Sénégal. Le mardi 28 mai 2024, le Palais de la République a été le théâtre d’une rencontre hautement symbolique : le Président Bassirou Diomaye Faye a dialogué avec les leaders des 14 Chambres de Métiers du pays. Cette audience souligne une ambition renouvelée : celle de faire de l’artisanat un moteur stratégique pour l’économie nationale, capable de générer de la richesse et d’absorber une part significative du chômage des jeunes.

Une vision présidentielle pour dynamiser les filières

Durant cet échange, le chef de l’État a exposé sa vision pour insuffler un nouveau souffle au secteur. Il a affirmé l’impératif de fortifier l’encadrement juridique et institutionnel, garantissant ainsi une meilleure reconnaissance et protection des activités artisanales. L’accent a été mis sur l’amélioration continue de la formation professionnelle, via des infrastructures modernisées et des programmes didactiques pertinents, adaptés aux réalités du marché. Parallèlement, le Président Faye s’est engagé à simplifier l’accès à des dispositifs de financement adaptés, essentiels à la croissance des petites et moyennes entreprises artisanales.

Une stratégie clé évoquée par le Président est l’encouragement de la consommation de produits locaux, une démarche cruciale pour valoriser le savoir-faire national et stimuler l’économie interne. Il a également exprimé son désir de mieux organiser le secteur, afin qu’il contribue de manière plus substantielle au Produit Intérieur Brut. Pour Bassirou Diomaye Faye, l’artisanat ne doit plus être perçu comme une activité secondaire, mais bien comme un axe central du progrès économique du Sénégal.

Les artisans face aux défis : demandes et attentes

Les représentants des Chambres de Métiers, porteurs des préoccupations de milliers d’artisans, n’ont pas manqué de soumettre leurs propres propositions. Parmi les points saillants figurait la nécessité urgente de réviser la législation qui encadre l’existence des Chambres de Métiers. Ils ont aussi plaidé pour l’intégration de l’apprentissage des métiers au sein même du cursus éducatif national, un pas majeur vers la reconnaissance de ces professions. L’amélioration des conditions de l’apprentissage et la mise en place d’un fonds de soutien spécifique au secteur ont été vivement réclamées.

D’autres sujets cruciaux, tels que l’accès au foncier et la création d’espaces dédiés comme des villages artisanaux, ont été abordés pour offrir de meilleures conditions de travail. Les artisans aspirent également à une participation accrue aux marchés publics, leur permettant de bénéficier directement de la commande publique. Enfin, la protection contre une concurrence parfois déloyale a été soulignée, pour préserver l’authenticité et la valeur de leurs créations.

Cette rencontre majeure marque un engagement fort des autorités à revaloriser un patrimoine vivant et une source d’opportunités. Si les mesures annoncées et les requêtes des professionnels aboutissent, l’artisanat sénégalais pourrait non seulement retrouver ses lettres de noblesse, mais aussi s’affirmer comme un acteur incontournable de la résilience et de la prospérité économique du pays.

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