Les habitants de Mbour voient leurs besoins fondamentaux – santé, éducation, justice et sécurité – menacés si les financements prévus ne sont pas validés. La mobilisation de la coordination communale KIIRAAY-Mbour place la pression sur les parlementaires du Pastef afin d’assurer la mise en œuvre de plusieurs chantiers cruciaux.
Pression sur les élus de Pastef
Dans la capitale régionale, le groupe KIIRAAY-Mbour a adressé un appel direct aux députés du Pastef concernant le scrutin de la loi de finances rectificative (LFR) 2026. Le texte, transmis à Seneweb, réclame un soutien sans équivoque, arguant que l’absence de vote pourrait compromettre les réalisations déjà promises aux populations.
Enjeux des projets locaux
Les revendications portent sur plusieurs ouvrages : l’édification d’un hôpital de niveau 3, la remise à neuf du lycée Demba Diop, la construction d’un palais de justice et d’un nouveau tribunal, ainsi que l’aménagement d’une caserne de sapeurs-pompiers. En outre, la coordination souligne l’importance du paiement des bourses sociales et du programme Kheuyou Ndaw gni, présentés comme des leviers majeurs pour l’insertion professionnelle des jeunes et la lutte contre le chômage.
Conséquences d’un vote négatif
Selon KIIRAAY-Mbour, les priorités en matière de santé, d’éducation, de justice, d’emploi et de sécurité doivent primer sur les querelles partisanes. Un refus de la part des députés de soutenir la LFR 2026 serait interprété comme une mise en danger des projets cités, et les responsables seraient alors tenus de rendre des comptes aux citoyens. La coordination incite également les militants et sympathisants du Pastef à Mbour à exercer une pression soutenue sur leurs représentants afin d’obtenir un vote favorable.
Si le financement est débloqué, les services publics de la région gagneraient en capacité et en efficacité, offrant ainsi un filet de sécurité aux familles sénégalaises. En revanche, un rejet pourrait rallonger les délais, augmenter les coûts et alimenter le mécontentement populaire, mettant en lumière la nécessité d’une gouvernance qui place les besoins de terrain avant les rivalités politiques.



