Aminata Touré a utilisé la tribune d’une réunion médiatique pour lancer un avertissement sans équivoque aux représentants du Pastef : le refus d’approuver la Loi de Finances Rectificative (LFR) équivaut à retenir 1590 milliards de francs CFA qui auraient dû être alloués aux besoins essentiels de la population.
Le message d’Aminata Touré aux législateurs
En insistant sur le caractère vital de ces ressources, la députée a rappelé que chaque retard dans le vote de la loi financière retarde la mise en œuvre de projets de santé, d’éducation et d’infrastructures. Elle a souligné que les fonds en jeu représentent une part significative du budget national, et que leur suspension compromet les programmes sociaux déjà planifiés.
La riposte du parti Kiiraay Les Patriotes Républicains
Le parti Kiiraay Les Patriotes Républicains, présent à la même conférence, a saisi l’opportunité pour critiquer le manque de cohésion au sein du Parlement. Selon ses porte-parole, l’attitude du Pastef met en danger la crédibilité du gouvernement et alimente le sentiment d’abandon chez les citoyens qui attendent des réponses concrètes.
Enjeux pour les Sénégalais
Si la LFR n’est pas adoptée rapidement, les retards se traduiront par un ralentissement des travaux d’assainissement, des retards dans la distribution de vaccins et une suspension des aides aux zones rurales. Les organisations de la société civile ont déjà exprimé leurs inquiétudes, rappelant que chaque jour de blocage augmente le déficit de services essentiels.
En définitive, le débat autour de la LFR illustre les tensions entre exigences budgétaires et attentes populaires. Le prochain scrutin pourrait déterminer si les députés du Pastef choisiront d’accélérer le financement des projets ou de prolonger le statu quo, avec des répercussions directes sur le quotidien des Sénégalais.



