Le départ de la directrice du Fonds de développement du service universel des télécommunications (FDSUT) bouleverse les attentes d’un secteur où chaque avancée compte pour les villages éloignés du pays.
Un bilan qui dépasse les chiffres
Durant une période de vingt‑cinq mois, Fatou Ndiaye Diop Blodin a piloté des projets visant à réduire la fracture numérique dans les zones rurales du Sénégal. Son équipe a installé plus de 300 stations relais, permettant à des milliers de foyers d’accéder à Internet pour la première fois. Au-delà du matériel, elle a encouragé la formation locale, afin que les populations puissent exploiter ces nouvelles connexions.
Le risque d’une rupture institutionnelle
En annonçant son retrait via le réseau X, elle a souligné que la permanence des structures publiques est cruciale. « Les responsables changent, les organes demeurent, et les objectifs continuent », a‑t‑elle affirmé, rappelant que la réussite d’un programme ne doit pas dépendre d’un seul individu. Cette mise en garde intervient alors que le gouvernement prépare de nouveaux appels d’offres pour étendre le réseau à d’autres régions encore non couvertes.
Ce que les Sénégalais doivent surveiller
Les habitants des campagnes attendent désormais la nomination d’un successeur capable de maintenir le rythme. Une éventuelle pause ou un changement de cap pourrait ralentir les gains déjà obtenus, affectant l’accès à l’éducation à distance, aux services de santé en ligne et aux opportunités économiques numériques. Les acteurs du secteur privé, déjà engagés dans des partenariats public‑privé, surveillent de près la transition pour sécuriser leurs investissements.
En définitive, le message de Fatou Ndiaye Diop Blodin n’est pas seulement un au revoir, mais un appel à la vigilance collective : la continuité des politiques publiques est le socle sur lequel se construit le futur numérique du Sénégal.



