Accueil POLITIQUE Aminata Touré frappe le Pastef : 97,35 milliards bloqués menacent l’assainissement

Aminata Touré frappe le Pastef : 97,35 milliards bloqués menacent l’assainissement

0
6

Lors d’une conférence de presse le lundi 26 octobre, Aminata Touré, porte‑voix du parti Kiiraay, a lancé un avertissement sévère contre la majorité parlementaire du Pastef. Selon elle, le refus de voter la loi de finances rectificative pour 2026 retarde des dépenses essentielles, dont un programme d’assainissement de plus de quatre‑vingt‑dix‑sept milliards de francs CFA.

Des milliards en suspens, une économie à l’arrêt

La décision, qualifiée d’« irresponsabilité gravissime », concernerait, au total, 2 505 milliards de FCFA. Le montant le plus visible, 97,35 milliards, est dédié à la mise en place d’un système de drainage gravitaire et à la gestion des eaux usées, inscrit dans le budget du ministère de l’Hydraulique. Touré alerte : sans ce financement, les zones déjà vulnérables aux inondations risquent de voir leurs problèmes d’assainissement s’aggraver, avec des répercussions directes sur la santé publique et le secteur privé.

Projets d’urgence et de compétitivité en danger

Parmi les initiatives menacées, le plan d’intervention d’urgence pour la ville de Saint‑Louis, évalué à 10 milliards de FCFA, figure en première ligne. Ce dispositif, censé renforcer la résilience face aux crues, serait compromis si le financement n’est pas débloqué. De plus, le programme visant à dynamiser l’agriculture et l’élevage, d’une valeur de 9 milliards, pourrait perdre en compétitivité, affectant les producteurs locaux et les exportations.

Un appel à la responsabilité parlementaire

Selon Aminata Touré, les députés du Pastef négligent leurs obligations envers les citoyens en refusant de ratifier le texte qui corrige le budget déjà validé en 2025. Elle prédit des conséquences graves pour les populations exposées aux inondations et aux déficiences sanitaires, tout en soulignant le risque d’un ralentissement économique généralisé.

En conclusion, la polémique met en lumière la tension croissante entre les exigences budgétaires du gouvernement et les priorités de terrain. Si le blocage persiste, le Sénégal pourrait voir s’accroître les coûts liés aux catastrophes naturelles et à la détérioration des services de base, accentuant ainsi les inégalités et freinant le développement durable du pays.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici