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Bassirou Kébé torpille le gouvernement : 50 milliards du Grand Transfert d’Eau envolés ?

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L’ambitieux Projet Grand Transfert d’Eau, vital pour l’approvisionnement de plusieurs régions sénégalaises, est au cœur d’une vive polémique. Alors que des millions de citoyens attendent des progrès sur cette infrastructure majeure, l’opposition, par la voix de Bassirou Kébé, membre influent du parti Pastef, dénonce une volte-face budgétaire du gouvernement actuel, remettant en question les priorités nationales et l’héritage des engagements précédents.

Une Coupe Budgétaire Drastique pour un Projet Stratégique

Ce projet d’envergure, pensé pour transformer l’accès à l’eau potable, l’irrigation et créer des emplois le long de l’axe Dakar, Mbour, Thiès, Touba, voit son financement drastiquement révisé. Bassirou Kébé rappelle qu’initialement, sous la primature d’Ousmane Sonko, une enveloppe de 50 milliards de FCFA était prévue pour ce chantier stratégique, via des crédits de paiement issus du Programme de Résilience Économique et Sociale (PRES). Il souligne que le PRES a d’ailleurs généré un montant substantiel de 311 milliards. Or, selon les critiques, le gouvernement en place a réduit cette allocation à seulement 8 milliards dans la Loi de Finances Initiale pour 2027, un geste perçu comme un abandon clair de ce pilier de développement à fort impact sur le territoire national.

L’Ombre de l’Ajustement Structurel Plane sur les Priorités

Au-delà des chiffres, la controverse s’intensifie sur les motivations de cette réorientation budgétaire. Bassirou Kébé affirme sans détour que le pouvoir actuel délaisse les besoins fondamentaux de la population pour se plier aux exigences d’un « ajustement structurel », une réalité que le Premier Ministre en exercice aurait lui-même reconnue lors de sa Déclaration de Politique Générale devant l’Assemblée Nationale. Cette ligne politique, selon l’opposant, se manifeste par des tentatives de communication qualifiées de « maladroites et malhonnêtes », visant notamment à rassurer les autorités religieuses de Touba sur la poursuite du projet, malgré les coupes budgétaires. Le débat s’élargit également à d’autres initiatives majeures, telles que les projets de 30 000 logements, la construction de 35 centres de santé ou le développement des agropoles, qui seraient également impactés par ces nouvelles injonctions.

L’altercation verbale entre Bassirou Kébé et l’administration actuelle met en lumière des divergences profondes sur la vision du développement national. Alors que des projets cruciaux tels que la construction de 30 000 logements, la mise en place de 35 centres de santé ou le développement d’agropoles seraient également affectés par ces nouvelles orientations, la question des priorités gouvernementales et de leur alignement avec les aspirations populaires demeure un enjeu central. Les citoyens attendent des éclaircissements sur la pérennité de ces initiatives structurantes qui conditionnent en grande partie leur quotidien et l’avenir socio-économique du Sénégal.

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