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Mouhamed Habib Aidara torpille le gouvernement avec une grève à 91 % à la Senelec

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La paralysie du réseau électrique national vient de toucher un nouveau palier, les salariés de la Senelec affichent une mobilisation quasi totale, un signal fort pour le gouvernement et les usagers.

Une participation affichée à 91 %

Le Syndicat unique des travailleurs de l’électricité (Sutelec) indique que 91 % de ses membres ont répondu à l’appel du mouvement lancé par la Fédération démocratique des syndicats des travailleurs (FDST). La grève, annoncée pour trois jours, a débuté le mercredi 21 octobre et doit se prolonger jusqu’au dimanche 23 octobre.

Le porte‑parole alerte sur les pressions subies

Mouhamed Habib Aidara, secrétaire général du Sutelec, précise que le principe du boycott a été largement respecté à l’échelle du pays, à l’exception des agents que le gouverneur de Dakar a réquisitionnés. Il relate que les équipes ont quand même maintenu le mouvement malgré des menaces, des actes d’intimidation et du harcèlement.

Le gouvernement contesté sur le plan juridique

Le même porte‑parole pointe du doigt l’arrêté signé par le gouverneur Ousmane Kane, qui prévoit la mise à disposition d’employés de la Senelec du 21 au 23 octobre 2026. Selon lui, cette décision contrevient au Code du travail et au décret 017‑1972, qui limitent les réquisitions aux postes de production, de transport, de distribution et de dépannage.

Dialogue ouvert mais absent, appel à la persévérance

Le syndicat se dit disposé à reprendre les négociations, même si aucune prise de contact n’a encore été initiée par les autorités de tutelle. Aidara exhorte les collègues à poursuivre la mobilisation avec la même énergie, la même détermination et le même degré d’engagement.

Des revendications qui dépassent la simple grève

Les travailleurs dénoncent également le retard dans la mise en œuvre des accords signés avec l’État ainsi qu’une détérioration du climat social, aggravée par la hausse du coût de la vie. Le slogan brandi lors des rassemblements reste « Seule la lutte libère ! », rappelant que la contestation s’inscrit dans une lutte plus large pour la justice sociale.

Si la pression persiste, le gouvernement devra envisager des concessions afin d’éviter une prolongation du blocage qui menace l’approvisionnement électrique du pays et la stabilité économique.

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