La tension monte d’un cran dans le secteur de l’énergie au Sénégal. Le Syndicat unique des travailleurs de l’électricité (SUTELEC) a réaffirmé son intention de mener une grève de trois jours, les 21, 22 et 23 octobre. Cette décision survient en dépit des prises de position du Ministre de l’Énergie et du Pétrole, ainsi que des manœuvres que le syndicat qualifie de tentatives d’intimidation de la part de la Direction générale de Senelec. Une telle action menace inévitablement la stabilité de l’approvisionnement électrique national, un enjeu crucial pour les citoyens et l’économie du pays.
Un bras de fer sur la performance et les responsabilités
Dans une note diffusée ce mardi, SUTELEC n’hésite pas à mettre en lumière les performances de ses membres, tout en réfutant leur implication dans les désagréments actuels du réseau électrique. Le syndicat souligne des chiffres éloquents : 46 milliards de FCFA de compensation tarifaire en moins, une réduction de 5 % des charges d’exploitation, et des bénéfices s’élevant à 36 milliards de FCFA pour l’État et la CDC, fruits du labeur de ses agents. Pour les représentants des travailleurs, les véritables coupables des interruptions de service résident ailleurs. Ils attribuent ces dysfonctionnements aux difficultés d’approvisionnement en combustibles et à des lacunes dans la planification énergétique de l’entreprise.
L’appel à la mobilisation face à la recherche de dialogue
Face à ce contexte tendu, le Syndicat unique des travailleurs de l’électricité insiste sur la légalité de son mouvement. Il lance un appel à ses membres pour une participation massive et disciplinée au débrayage annoncé. Parallèlement, le syndicat exhorte la direction de Senelec à privilégier la voie du dialogue social. Cette invitation à la concertation intervient après ce qui est perçu comme des pressions, démontrant une volonté de résoudre le conflit par la négociation plutôt que par la confrontation, même si l’action est maintenue. La question de la qualité du service et des conditions de travail reste au cœur des revendications, avec des répercussions directes sur la vie quotidienne des Sénégalais.
Alors que les dates de l’arrêt de travail approchent, les regards sont tournés vers Senelec et le gouvernement. La capacité à désamorcer cette crise sociale sera déterminante pour éviter une perturbation majeure de l’approvisionnement en énergie, et pour rétablir une relation de confiance avec les employés d’une entreprise stratégique pour le développement national.



