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Rentrée scolaire menacée : Moustapha Guirassy dénonce la grève du G7 après 99% d’avancées

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La menace d’une perturbation significative plane sur la reprise des cours au Sénégal. Le G7, regroupant des syndicats éducatifs, a annoncé un mouvement de débrayage de 72 heures, prévu les 21, 22 et 23 octobre. Cette décision, juste avant le retour des élèves en classe, a vivement interpellé Moustapha Guirassy, le ministre de l’Éducation nationale. Lors d’un échange avec la presse gouvernementale ce lundi, il a exprimé son profond étonnement.

Un bilan de 99% d’engagements honorés ?

Le ministre a souligné les avancées majeures dans la mise en œuvre de l’accord contractuel du 16 avril 2026. Selon lui, la quasi-totalité des engagements, soit 99% des points, a déjà été concrétisée ou est en voie de l’être. Le calendrier exigeait une finalisation avant la fin d’octobre. Moustapha Guirassy a insisté sur le dialogue continu avec les partenaires sociaux, via des sessions de suivi fréquentes.

Il a notamment cité le règlement intégral des montants dus aux formateurs externes des Centres régionaux de formation du personnel de l’éducation (CRFPE), couvrant 2023 à 2025. Quant aux gratifications liées aux épreuves finales, le taux de versement a excédé les 75%, les dossiers non encore finalisés poursuivant leur cheminement. Les discussions avec les syndicats ont également porté sur les indemnités de sujétion, les règles d’attribution des classes spéciales et le renforcement des compétences des enseignants contractuels.

Un point de désaccord et l’appel à la responsabilité

Malgré ce bilan positif, un unique volet de l’accord demeure en suspens : la formation qualifiante pour les ingénieurs adjoints et maîtres contractuels. Ce programme devait se tenir durant les grandes vacances de 2026. Moustapha Guirassy a précisé que le pourcentage de 99% ne garantit pas la finalisation absolue de chaque procédure, reconnaissant des finalisations administratives toujours en cours.

Reconnaissant les difficultés des éducateurs et le caractère fondé de leurs exigences, le ministre a lancé un vibrant plaidoyer pour une responsabilité partagée. Il a mis en garde contre les répercussions d’un tel mouvement, à l’aube de la reprise des classes et des préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse. « Je ne demande donc à personne de renoncer à ses droits », a-t-il affirmé, réitérant que les voies du dialogue demeurent accessibles au sein de son ministère. Il a conclu par une exhortation aux enseignants à lever leur préavis de grève. « Préservons l’école, préservons l’image de notre pays et construisons ensemble, par la négociation responsable, l’avenir de notre nation », a-t-il scandé, soulignant l’importance d’une approche concertée pour l’avenir de l’éducation sénégalaise.

Le bras de fer entre le ministère de l’Éducation et le G7 met en lumière la complexité des négociations sociales dans le secteur public. L’engagement du gouvernement semble significatif, mais la persistance d’un unique point de discorde menace de perturber la scolarité de milliers d’élèves, rappelant l’enjeu crucial d’une résolution continue des conflits pour l’équilibre du système éducatif national.

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