Le compte X de Zahra Iyane Thiam a déclenché une vague d’inquiétude hier, rappelant que le président Bassirou Diomaye Faye dispose d’un délai très court – exactement 23 jours – pour officialiser le texte qui activera le corps électoral. Le compte à rebours court jusqu’au 23 janvier 2027, date fixée par la loi comme ultime échéance.
Un calendrier qui se fissure
Selon la ministre sortante, le retard du décret menace non seulement la tenue des scrutins, mais aussi la stabilité juridique des communes, départements et villes. Si la législation électorale venait à être ignorée une nouvelle fois, le vide juridique qui s’ensuivrait pourrait laisser les collectivités locales sans cadre de gouvernance clair, accentuant les tensions locales.
La voix de l’opposition et le rôle des médias
Le message de Zahra Iyane Thiam a rapidement été relayé par le site d’information Senegal7, qui a souligné l’importance d’une « révision ordinaire » que le gouvernement semble négliger. Elle a affirmé que le temps électoral appartient aux Sénégalais et non à la volonté d’un seul président, insistant sur le fait que le respect du calendrier constitue une exigence démocratique plutôt qu’une simple obsession électorale.
Conséquences pour la démocratie sénégalaise
Si le président ne respecte pas le délai, le risque d’une remise en cause du processus électoral s’amplifie, mettant à l’épreuve la crédibilité des institutions. Les observateurs craignent que le non-respect du cadre légal ne crée un précédent dangereux, ouvrant la porte à des contestations post‑électorales et à une perte de confiance des citoyens envers le système.
En définitive, l’alerte de Zahra Iyane Thiam transforme le compte à rebours en un véritable test pour la gouvernance du pays. Le prochain geste du président sera scruté de près, tant par les acteurs politiques que par la population, qui attendent une réponse respectueuse du cadre constitutionnel.



