Accueil POLITIQUE Ousmane Ben Thioye bouscule le système électoral du Parlement sénégalais

Ousmane Ben Thioye bouscule le système électoral du Parlement sénégalais

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Alors que la vie quotidienne des Sénégalais se heurte à la flambée des prix et à des services publics sous tension, la façon dont leurs représentants sont choisis pourrait devenir le levier d’un changement réel.

Un appel à réinventer le lien député‑citoyen

Selon Ousmane Ben Thioye, le mandat d’un parlementaire doit d’abord répondre aux attentes du peuple, non à celles d’un parti ou d’un chef d’État. Il insiste sur le fait que chaque électeur devrait pouvoir identifier clairement la personne qui porte sa voix au sein de l’Assemblée nationale.

Le problème majeur réside dans un mode de scrutin qui mélange des sièges attribués par région avec d’autres découlant d’une liste nationale, créant ainsi une distance entre les élus et leurs électorats.

Des modèles étrangers comme source d’inspiration

Plutôt que de copier aveuglément, l’auteur suggère d’étudier des systèmes où le vote se scinde en deux volets : un choix direct pour le candidat local et un second pour le parti. L’exemple allemand, où la deuxième voix détermine la répartition proportionnelle, illustre cette approche hybride.

Adopter une méthode similaire au Sénégal impliquerait que chaque département devienne une vraie circonscription, obligeant les candidats à présenter un programme concret couvrant emploi, santé, éducation, agriculture, infrastructures, décentralisation, sécurité et transparence budgétaire.

Vers un Parlement plus responsable

Le texte propose que les députés rendent régulièrement compte de leurs actions à leurs électeurs, tout en préservant la représentation proportionnelle afin de ne pas sacrifier la diversité politique.

En pratique, cela signifierait que le législateur ne pourrait plus se contenter de soutenir automatiquement le gouvernement du parti majoritaire, ni d’opposer systématiquement les forces d’opposition. Sa première allégeance resterait la Constitution et les intérêts nationaux.

Cette réforme, selon l’auteur, offrirait aux Sénégalais un contrôle effectif sur leurs représentants, renforçant ainsi les contre‑pouvoirs et la légitimité du Parlement.

Si les tensions actuelles entre l’exécutif et le législatif persistent, elles pourraient devenir le catalyseur d’une refonte profonde du processus électoral, ouvrant la voie à une démocratie plus proche du quotidien des citoyens.

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