La scène politique sénégalaise est le théâtre d’une nouvelle confrontation institutionnelle d’envergure. À peine la proposition de loi organique sur les crédits spéciaux adoptée par l’Assemblée nationale, que le gouvernement brandit l’arme constitutionnelle. Me Moussa Sarr, ministre de la Justice, a clairement signifié l’intention de l’exécutif de déférer le texte devant le Conseil constitutionnel, une démarche qui promet de redéfinir les équilibres du pouvoir en matière de gestion des finances publiques.
L’Assemblée revendique un contrôle accru sur les fonds publics
Le jeudi 1er octobre a marqué un tournant, avec une large adhésion des députés au renforcement de la supervision parlementaire. Selon les informations rapportées par Xalima, sur 132 parlementaires présents pour le scrutin, 127 ont exprimé un vote favorable à la proposition de loi. Seules cinq abstentions ont été enregistrées, et aucun vote d’opposition, attestant d’une volonté quasi unanime de l’hémicycle d’exercer une surveillance plus stricte. Cette initiative législative vise à modifier l’ordonnance relative aux budgets de l’État en intégrant explicitement les fonds dits



