Alors que le débat public s’intensifie autour du retrait de Kosmos Energy du bloc gazier Yakaar‑Teranga, le responsable sénégalais de l’énergie a choisi de s’exprimer devant les médias. Son propos principal était d’insister sur la nécessité de laisser les enquêteurs travailler sans interférence.
Une audition officielle et la remise de dossiers
Le ministre Abdourahmane Diouf a déclaré avoir été interrogé en personne par l’Inspection générale d’État, organe chargé d’éclaircir les circonstances du désengagement de la société américaine. Il a affirmé avoir transmis aux investigateurs l’ensemble des éléments en sa possession, précisant : « J’ai fourni les documents ». Selon ses dires, les autorités de contrôle « écoutent tous les acteurs » impliqués.
Appel au respect du processus d’enquête
Face aux spéculations, le chef du ministère a rappelé que la « décence républicaine » impose de patienter jusqu’à la conclusion de l’instruction. Il a ainsi demandé que l’on permette à l’IGE de finaliser son travail avant toute prise de position publique.
Contexte et enjeux financiers
Le retrait de Kosmos Energy a suscité une vive polémique, notamment autour d’une somme de 55 millions de dollars que le Premier ministre a présentée comme un montant potentiellement récupérable par l’État pour des obligations non honorées. Cette affirmation a été contestée par l’ancien directeur de PETROSEN, qui argue que le montant ne constitue pas une dette immédiatement exigible. L’enquête de l’IGE devra donc clarifier les modalités du retrait et identifier les responsabilités éventuelles.
En attendant les conclusions, le ministre insiste sur le principe de transparence et de rigueur administrative, soulignant que la confiance du public dépendra de la capacité des institutions à rendre des comptes.



