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Ousmane Sonko impose le rythme : motions d’Abdou Mbow et Sall écartées à l’Assemblée

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La session parlementaire a été le théâtre d’une confrontation directe où la majorité législative a balayé les tentatives de l’opposition visant à retarder ou à bloquer l’examen d’un texte fondamental. L’Assemblée nationale a décidé de ne pas céder aux pressions, invalidant les questions préalables déposées par Abdou Mbow, du groupe Takku-Wallu, et par le parlementaire non-inscrit, Thierno Alassane Sall, ouvrant ainsi la voie à la poursuite des discussions sur la santé des détenus.

Les voix dissidentes muselées par la procédure

Les arguments des élus de l’opposition n’ont pas infléchi le cours des travaux. Abdou Mbow avait formulé une requête pour ajourner les débats, insistant sur le fait que « On ne légifère pas dans le tâtonnement ». Sa principale inquiétude portait sur les possibles répercussions budgétaires du projet, qu’il jugeait dénué de provisions compensatoires adéquates. Sa tentative de stopper l’avancement des délibérations a été rejetée massivement par ses pairs. Un instant de tension a d’ailleurs émaillé la séance lorsque, après le vote, le président de séance, Ousmane Sonko, a empêché Mbow de reprendre la parole à la tribune, soulignant la volonté ferme de maintenir le cap. De son côté, Thierno Alassane Sall avait également sollicité un report, évoquant un climat tendu lié aux récentes discussions sur la carte d’identité biométrique. Il avait qualifié la convocation de cette troisième session extraordinaire de manœuvre dictée par des « considérations politiciennes ».

La majorité défend un texte d’importance capitale

Face aux critiques, la commission parlementaire de la Santé, de la Population, des Affaires sociales et de la Solidarité nationale a fermement défendu la nécessité de poursuivre l’examen du texte. Sa présidente, Khady Sarr, a souligné que les députés ne sauraient être tenus responsables d’une « supposée crise entre les deux institutions ». Elle a également affirmé que la proposition s’appuyait sur des fondements solides, citant la Constitution, des délibérations du Conseil constitutionnel, et la réglementation en vigueur. La parlementaire Béatrice Germaine Diouf a plaidé en faveur du projet, rappelant l’urgence d’améliorer la santé des personnes privées de liberté. Mamadou Lamine Diaïté, l’un des initiateurs du texte, a quant à lui clarifié l’essence du dispositif, affirmant : « C’est une nouvelle loi dans un milieu spécifique. »

Cette journée à l’Assemblée nationale illustre la divergence des approches face à l’élaboration législative et la détermination de la majorité à faire avancer son programme. Le rejet catégorique de ces motions confirme la prééminence de la volonté politique actuelle dans l’agenda parlementaire sénégalais, avec des implications directes sur la mise en œuvre des réformes sociales, notamment dans le secteur carcéral.

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