En plein cœur de New York, le chef de l’État sénégalais a déclaré que le calendrier d’une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale reste totalement ouvert. Cette prise de parole, effectuée lors de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, a été relayée par France 24 et RFI.
Un pouvoir exécutif sans échéance précise
Interrogé sur la perspective d’un tel acte à compter du 2 décembre, le président a indiqué que aucune option n’avait encore été définitivement retenue. Selon le texte constitutionnel, le président peut dissoudre le Parlement après les deux premières années de mandat, mais aucune date n’a été communiquée.
Conséquences politiques et stratégiques
Depuis la rupture avec le parti du leader Ousmane Sonko, le Pastef, le 22 mai 2026, le chef de l’État ne dispose plus d’une majorité au sein de la chambre basse. Une dissolution était envisagée pour la fin du mois de novembre, mais le président a confirmé l’absence de décision ferme. Parallèlement, il a saisi le Conseil constitutionnel afin d’obtenir un avis sur la possibilité de tenir simultanément les élections législatives et les élections locales, une mesure qui pourrait simplifier le processus électoral tout en maintenant la flexibilité du calendrier.
Rôle régional et ambitions de coopération
En qualité de président en exercice de la CEDEAO, Bassirou Diomaye Faye a également abordé les relations avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger, membres de la Confédération des États du Sahel (AES) qui ont quitté l’organisation régionale. Il a mis en avant le dialogue et le respect de la souveraineté comme piliers de son approche, soulignant son intention de favoriser la coexistence entre la CEDEAO et l’AES tout en assurant la libre circulation des personnes et des biens. « Nous n’avons pas de sens interdit », a-t-il affirmé, rappelant ainsi sa volonté d’agir sans contrainte arbitraire.
Cette incertitude quant à la dissolution de l’Assemblée nationale laisse les observateurs politiques et les citoyens dans l’attente d’une décision qui pourrait redessiner l’équilibre des forces au Sénégal et influencer les dynamiques régionales.



