Un scandale retentissant ébranle la société Serigne Gueye & Fils (SGF Sarl) à Kaolack, où une escroquerie de grande ampleur, chiffrée à plus de 22 millions de francs CFA, a été mise au jour. Cette affaire, qui révèle un stratagème ingénieux de soustraction de carburant, a mené à l’arrestation de six de ses employés et à leur placement en garde à vue. La manipulation sophistiquée des distributeurs d’essence a engendré un manque à gagner considérable pour l’entreprise, dévoilant une forme de trahison interne aux répercussions financières graves.
La ruse du clapet : un mécanisme de vol audacieux
L’astuce de cette fraude résidait dans une technique à la fois simple et redoutable. Selon les informations relayées par Libération, le groupe d’employés parvenait à manipuler un composant clé des pompes, le clapet. En agissant sur cet élément, ils altéraient la lecture des volumes et des prix affichés sur l’appareil. Ce décalage leur permettait de dérober une partie du carburant, le soustrayant ainsi aux registres officiels et portant préjudice à la société. Ce procédé, qualifié de pratiques frauduleuses, suggère une organisation et une volonté claire de piller les actifs de SGF Sarl sur plusieurs de ses sites.
Des sommes astronomiques détournées pour SGF Sarl
Les investigations internes ont mis en évidence l’ampleur exacte des pertes. Les audits conduits par la direction ont méticuleusement calculé les déficits. À la station SGF de Léona, le manque constaté atteint 3 667 litres de super et 1 837 litres de gasoil, engendrant une perte financière dépassant les 5 millions de francs CFA. Le site de Kasnack présente une situation encore plus alarmante, avec des écarts impressionnants : 15 023 litres de super et 3 402 litres de gasoil sont introuvables. Cette seule station enregistre un dommage de plus de 17 millions de francs CFA. Cumulées, les malversations auraient privé SGF Sarl d’une somme totale supérieure à 22 millions de francs CFA.
Les six personnes appréhendées font face à de graves chefs d’accusation, incluant l’association de malfaiteurs, le vol et l’abus de confiance. Elles sont actuellement détenues au commissariat de Kaolack, pendant que l’enquête se poursuit pour éclaircir toutes les ramifications de cette affaire. Ce coup dur interpelle sur les systèmes de contrôle interne et la confiance professionnelle, suscitant une vive préoccupation au sein des entreprises du secteur des hydrocarbures dans la région.



