Accueil SOCIÉTÉ JUSTICE Jean-François Kouderin exige 100 millions après le drame impensable à Abass Ndao

Jean-François Kouderin exige 100 millions après le drame impensable à Abass Ndao

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Trois ans après le drame indicible qui a coûté la vie à leur nouveau-né au sein de l’hôpital Abass Ndao, Jean-François Kouderin et son épouse demandent réparation. Devant le tribunal correctionnel de Dakar, où les employées font face à des accusations d’homicide involontaire, le père de famille a brisé le silence, exposant l’inimaginable souffrance endurée et exigeant une somme colossale pour les préjudices subis.

Le calvaire d’un père devant les juges

C’est une scène poignante qui s’est déroulée lors de l’audience du 10 septembre 2026. Jean-François Kouderin a livré un témoignage détaillé sur les dernières heures qu’il a passées avec son fils. Après une prise en charge initiale en salle d’hospitalisation, l’enfant avait été transféré en salle Kangourou, où les parents l’avaient aperçu pour la dernière fois. Le récit du père bascule ensuite dans l’horreur, décrivant la manière dont le personnel médical leur aurait annoncé qu’un nourrisson était passé par une machine de buanderie, entraînant son broyage, sans que l’on sache alors qu’il s’agissait d’un être humain. Plus traumatisant encore, il a relaté que son épouse aurait vu les vestiges osseux de leur enfant s’éloigner sous ses yeux. Un tel choc a nécessité un important suivi psychiatrique et psychothérapeutique pour le couple, témoignant de la gravité de leur détresse.

Une quête de réparation face à l’inconcevable

La douleur incommensurable du couple Kouderin s’est traduite par une demande financière de taille. En se constituant partie civile, Jean-François Kouderin et son épouse demandent désormais une somme de 100 millions de francs CFA en guise de dommages et intérêts. Leur avocat a clairement énoncé que cette somme vise à réparer intégralement les souffrances morales et les pertes matérielles engendrées par cette tragédie. Pour la défense des parents, il est impératif que l’hôpital Abass Ndao et l’État sénégalais assument leur pleine responsabilité et indemnisent la famille pour cette perte déchirante et les conséquences dévastatrices sur leur vie.

L’ombre de la négligence sur le système hospitalier

Au cœur de cette affaire se trouvent trois employées de l’établissement, mises en cause : Ndèye Birame Sylla et Rose Niang Diop, toutes deux infirmières, et la buandière Astou Diène. Elles sont toutes poursuivies pour homicide involontaire. Le dossier remonte à juillet 2023, lorsque le corps du nouveau-né, après son décès, avait été malheureusement placé dans du linge à destination de la buanderie. Les accusées ont toutes maintenu qu’elles ignoraient la présence du bébé dans le sac. Cette affaire soulève des questions fondamentales sur les protocoles de sécurité, la formation du personnel et la chaîne de responsabilité au sein des structures hospitalières, mettant en lumière des failles potentiellement mortelles.

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