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Deux ans de prison ferme : le chauffeur B. Ngom coupable d’attentat à la pudeur face à la lingère

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La justice sénégalaise a prononcé son jugement dans une affaire poignante d’agression, condamnant fermement un chauffeur de transport urbain. B. Ngom, au cœur de cette controverse judiciaire, s’est vu infliger une peine de deux ans de prison ferme pour attentat à la pudeur avec violences, un verdict qui met en lumière la détermination de la cour face aux actes de cette nature.

Les graves accusations d’agression de M.B. Sour

L’affaire a débuté lorsque M.B. Sour, une lingère contactée par B. Ngom pour un service de nettoyage rémunéré à 5 000 FCFA, s’est rendue à son domicile pour lui rendre son linge. Selon le récit de la plaignante, cité par L’Observateur, le chauffeur, âgé de 38 ans, lui aurait ouvert avant de lui suggérer de monter récupérer d’autres articles à laver. Une fois à l’intérieur de l’habitation, la dame affirme qu’il a verrouillé l’accès, puis l’a invitée dans sa chambre sous prétexte d’une forte chaleur, lui proposant de se rafraîchir sous un ventilateur.

La situation a dégénéré au moment du règlement, B. Ngom ne versant que 3 000 FCFA à M.B. Sour. Face à son refus d’accepter cette somme partielle, le ton serait monté, entraînant une explosion de violence. La lingère déclare que le client l’aurait frappée au visage, avant de lui saisir les bras pour les ramener derrière son dos, puis de la précipiter sur le lit. Elle décrit ensuite une scène d’agression physique où l’homme aurait tiré violemment sur sa robe et tenté de la dévêtir de son sous-vêtement. N’y parvenant pas, il aurait alors commencé à déchirer sa tenue pour avoir accès à son intimité. Après s’être débattue avec acharnement, M.B. Sour aurait réussi à s’extirper de son emprise, à attraper son téléphone pour joindre une parente et alerter les forces de l’ordre. Des agents du commissariat sont rapidement intervenus, lui portant secours et procédant à l’interpellation du suspect.

Déni catégorique et contre-attaques de la défense

Devant le tribunal, la victime, constituée partie civile, a demandé une réparation financière de 300 000 FCFA pour les préjudices subis, affirmant que le chauffeur nourrissait des visées malhonnêtes à son égard depuis un certain temps. Cependant, B. Ngom a rejeté catégoriquement toutes les allégations, évoquant une « cabale » orchestrée, selon lui, à cause du litige financier. Sa défense a réclamé l’acquittement au bénéfice du doute, soulignant des incohérences dans le dossier et l’absence d’un certificat médical probant qui aurait pu appuyer les accusations.

La cour tranche : une peine ferme malgré les contestations

Malgré les contestations du prévenu et les arguments avancés par sa défense, la cour a statué sur la culpabilité de l’accusé. Tandis que le procureur avait requis une peine sévère de sept années d’emprisonnement, le tribunal a finalement reconnu B. Ngom coupable d’attentat à la pudeur avec violences. Le verdict final est tombé : une sentence de deux ans de prison ferme pour le chauffeur de « clando ». Cette décision ferme envoie un message clair sur l’intolérance de la justice sénégalaise face à de tels agissements.

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