Alors que les commémorations du 11‑septembre approchent, le discours de Donald Trump a dévié vers un souvenir personnel qui a rapidement alimenté la controverse. Plutôt que de se concentrer sur les près de 3 000 victimes, il a mis en avant une anecdote où deux membres des services d’incendie l’auraient tiré hors d’un immeuble en danger.
Une anecdote qui divise les observateurs
Le chef d’État a déclaré s’être trouvé près du United States Steel Building, aujourd’hui appelé One Liberty Plaza, lorsqu’il a perçu des vibrations inquiétantes. Selon ses propos, deux pompiers robustes l’auraient saisi par le bras, l’incitant à quitter les lieux avant que le bâtiment ne s’effondre, ce qui, en réalité, ne s’est jamais produit.
Il a également évoqué le « homme au bandana rouge », Welles Crowther, en affirmant : « Il est devenu plus célèbre que moi. Ça ne me plaît pas du tout ». Cette remarque a été accueillie avec un mélange de surprise et de désapprobation.
Réactions des figures politiques américaines
Le gouverneur californien Gavin Newsom a qualifié les déclarations de « repugnant de mentir sur ce sujet », tandis que le sénateur républicain Ted Cruz a rappelé que l’événement s’était déroulé il y a un quart de siècle, insinuant une possible confusion de la part du président. De son côté, Trump a répliqué sur son compte Truth Social, affirmant être intervenu « dès que la loi l’a permis », et a partagé une vidéo où il répondait aux questions des journalistes.
Les médias, dont le HuffPost, ont souligné l’absence de preuves corroborant la présence de Trump à Ground Zero le jour même, ainsi que le manque de traces d’un important groupe d’ouvriers qu’il aurait mobilisé.
Conséquences pour la mémoire du 11 septembre
Cette prise de parole intervient alors que le président a décidé de ne pas assister à la cérémonie prévue sur le site de l’ancien World Trade Center. Il prononcera plutôt un discours au Pentagone, lieu également touché lors des attaques, tandis que le vice‑président JD Vance le représentera à New York. Cette absence, combinée aux propos controversés, alimente le débat sur la manière dont les dirigeants honorent la mémoire des victimes.
En définitive, le récit de Trump, jugé par plusieurs observateurs comme une tentative de se placer au cœur de l’histoire, risque de fragiliser davantage la confiance du public envers les déclarations officielles liées à ce jour tragique.



