La récente Déclaration de Politique Générale a ouvert un vif débat national au Sénégal. C’est dans ce contexte que la voix d’Anta Babacar Ngom s’est élevée, apportant une critique incisive et un appel pressant à l’action. La présidente de l’Alliance pour la République citoyenne (ARC) estime que le moment est venu de dépasser les intentions pour se tourner vers des réalisations palpables, directement perceptibles par les citoyens.
Des paroles aux actes : l’exigence de résultats concrets
Anta Babacar Ngom, connue pour ses prises de position franches, a clairement exprimé ses réserves concernant l’approche gouvernementale. Selon elle, une vision nationale ne saurait prendre tout son sens qu’en se matérialisant par une amélioration effective du quotidien des Sénégalais. Elle pointe du doigt une tendance à se « recentrer autour de la belle parole », plutôt que sur une mise en œuvre concrète des politiques publiques.
Cette observation n’est pas nouvelle de sa part. Lors d’une précédente rencontre publique à Guédiawaye, elle avait déjà souligné les défis économiques et les conséquences d’une gouvernance parfois déconnectée des réalités locales. Elle rappelait alors la forte densité démographique de cette ville, qui abrite 373 000 habitants sur 13 km², contrastant avec une offre de services publics souvent jugée insuffisante.
Un impact direct sur le quotidien des Sénégalais
Les préoccupations d’Anta Babacar Ngom Diack se cristallisent autour de plusieurs axes fondamentaux. L’emploi des jeunes figure en tête de liste, suivi de près par l’éducation, la santé, l’accès universel à l’électricité et une plus grande équité sociale. Pour la leader de l’ARC, ces secteurs doivent impérativement connaître des avancées mesurables, loin des simples annonces. La création d’opportunités professionnelles et le renforcement de la productivité économique constituent, à ses yeux, les véritables baromètres de l’efficacité de l’action publique.
Elle exhorte l’Exécutif à aller au-delà de la formulation d’orientations générales pour se lancer dans une exécution rigoureuse de ces engagements. L’attente des Sénégalais, clame-t-elle, porte désormais sur des retombées tangibles et un changement concret dans leurs conditions de vie.
Appel à l’apaisement et souveraineté économique
Au-delà de ces critiques structurelles, Anta Babacar Ngom lance également un appel à l’apaisement du climat social. Une atmosphère sereine est, selon elle, indispensable pour faciliter le dialogue avec les partenaires internationaux, une condition essentielle au développement. Tout en réaffirmant son attachement au souverainisme économique, elle insiste sur une approche pragmatique.
« Personne n’est suicidaire dans ce pays », a-t-elle déclaré, soulignant l’urgence de privilégier la recherche de solutions concrètes pour les défis économiques et sociaux. Elle martèle qu’une vision nationale ne prend véritablement sa valeur que lorsqu’elle se transforme en emplois durables et en une économie capable de produire de la richesse pour tous.
En somme, la prise de parole d’Anta Babacar Ngom constitue un plaidoyer pour une action publique davantage axée sur les résultats. Elle interpelle le gouvernement à faire de chaque déclaration un engagement suivi d’effets, pour répondre aux attentes profondes d’une population en quête de progrès mesurable et d’un avenir plus prospère.



