Une alerte qui secoue le paysage numérique sénégalais : Boubacar Sèye a récemment dénoncé la capacité étonnante de certains arnaqueurs à manipuler des factures factices d’Orange, en possédant le nom exact des victimes, leur statut d’abonné et, parfois, des données de facturation.
Comment les fraudeurs obtiennent-ils tant de détails ?
L’interrogation du citoyen‑activiste porte sur le mécanisme qui a permis à un individu anonyme de connaître le nom d’un client, de savoir qu’il était abonné à Orange et même d’accéder à des informations relatives à sa facturation. Il n’accuse pas directement Sonatel‑Orange, mais il souligne trois hypothèses majeures : une fuite de données, un accès non autorisé aux fichiers clients, ou une faille chez un prestataire externe, sans exclure le recoupement d’informations provenant de sources multiples.
Les autorités sollicitées pour une réponse coordonnée
Face à ces constats, Boubacar Sèye a sollicité la Commission de protection des données personnelles (CDP) afin qu’elle examine les dispositifs de sécurité et les éventuels signalements déjà reçus. Parallèlement, il a appelé le ministre de l’Intérieur à mobiliser les équipes spécialisées en cybercriminalité pour identifier les auteurs, décortiquer leurs méthodes et retracer l’origine des informations exploitées.
Le porte‑parole insiste que la simple vigilance des usagers ne suffit pas à contrer ce phénomène. « Nous refusons que la vigilance du citoyen devienne la seule ligne de défense », a‑t‑il déclaré, rappelant que la protection doit être partagée entre les opérateurs, les institutions et les consommateurs.
Une démarche citoyenne, pas une accusation
En conclusion, Boubacar Sèye précise que son initiative n’est ni une accusation contre l’opérateur, ni une condamnation anticipée. « Notre démarche n’est ni une accusation ni une condamnation anticipée. C’est une alerte citoyenne. », a‑t‑il affirmé, appelant à une action collective pour sécuriser les données personnelles des Sénégalais.



