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Alseny Farinta Camara exige la lumière sur 250 millions de dollars, la rénovation des stades menacée

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Alseny Farinta Camara a déposé, le 20 août 2026, une plainte officielle auprès de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Il s’agit d’une alerte contre ce qu’il qualifie de mauvaise gestion et d’opacité dans le financement de deux infrastructures sportives majeures, prévues pour accueillir les éditions 2032 ou 2036 de la CAN.

Des montants qui fluctuent sans explication

Le projet aurait d’abord été présenté comme un investissement de 250 millions de dollars pour les deux sites. Le ministre des Sports, Mamadou Cellou Baldé, a évoqué ce chiffre le 17 août, avant que l’ancien ministre Kéamou Bogola Haba ne le décline en 120 millions de dollars pour le stade de Nongo et 130 millions pour le 28‑Septembre. Or, les estimations antérieures différaient largement : en 2024, Haba mentionnait un besoin de 540 milliards de francs guinéens, avec un coût global dépassant les 2 000 milliards de GNF. Aujourd’hui, les chiffres avancés s’élèvent à environ 2 300 milliards de GNF, créant un écart qui, selon TLP‑Guinée, nécessite des éclaircissements techniques et financiers.

Des travaux incomplets et un manque de transparence

L’organisme souligne que les documents contractuels – contrats, avenants, décomptes et procès‑verbaux – n’ont jamais été rendus publics. De plus, les descriptions des travaux restent floues : l’ancien ministre aurait parlé d’une « reprise totale » du chantier à Nongo, incluant le retrait de la pelouse, la remise en état de l’éclairage et des vestiaires, alors que 90 % du matériel serait importé. Aucun rapport technique détaillé n’a été présenté pour justifier ces dépenses.

Face à ces interrogations, Camara réclame à la CRIEF l’ouverture d’une enquête judiciaire couvrant la passation, l’exécution et le financement du chantier. Il demande également la mise à disposition de tous les documents cités et l’audition des responsables impliqués. Les accusations portent sur d’éventuels détournements de fonds publics, de la surfacturation, du favoritisme et du non‑respect des obligations de transparence.

« La jeunesse guinéenne a droit à la vérité sur l’usage de 250 millions de dollars d’argent public », a insisté Alseny Farinta Camara, rappelant que la crédibilité du pays sur la scène internationale dépendra de la capacité à justifier chaque dépense liée à la préparation des futures Coupes d’Afrique des Nations.

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