Le climat à l’Assemblée nationale du Sénégal a basculé, selon le député Guy Marius Sagna, qui a publié sur Facebook une analyse du changement de dynamique entre les partis. Il affirme que les dernières semaines ont vu les députés du groupe PASTEF Les Patriotes franchir une étape inédite en validant une commission d’enquête parlementaire soumise par leurs homologues de l’APR.
Un revirement historique après la 14e législature
Durant la 14e législature, pendant deux ans, les députés de l’APR ont bloqué systématiquement toutes les propositions de mise sur pied de commission d’enquête parlementaire déposées par PASTEF. Cette opposition prolongée a alimenté un climat de méfiance entre les deux formations, chaque partie accusant l’autre de freiner la transparence et le contrôle législatif.
La 15e législature ouvre une nouvelle ère de coopération
Dans la 15e législature, les députés issus de PASTEF Les Patriotes viennent d’accepter une commission d’enquête parlementaire proposée par le groupe des députés de l’APR. « Les Patriotes peuvent et vont faire plus et mieux pour un Sénégal où les avis de toutes et de tous sont pris en compte », a-t-il ajouté, soulignant l’importance d’une participation élargie aux processus décisionnels.
Ce geste symbolise davantage qu’une simple approbation : il marque le début d’un dialogue plus constructif, où les divergences peuvent être examinées sous le prisme de l’enquête plutôt que du blocage. Pour les Sénégalais, cela pourrait signifier une meilleure prise en compte des attentes citoyennes et une plus grande transparence des actions parlementaires.
En rappelant que « Walay l’Assemblée nationale du Sénégal a changé », Sagna met en avant le contraste saisissant entre les deux législatures. Le passage d’une opposition systématique à une collaboration ponctuelle montre que les mécanismes institutionnels peuvent évoluer, même après des périodes de tension prolongée.
Si ce nouveau cadre de travail se consolide, il pourrait renforcer la confiance des électeurs dans leurs représentants et encourager d’autres formations à adopter des stratégies similaires, favorisant ainsi un environnement politique plus ouvert et réactif.



