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Babacar Ba menace l’ONRAC après la vente contestée de 27 voitures

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Le débat public s’enflamme autour d’une opération immobilière inhabituelle : la mise en vente de vingt‑sept automobiles saisies dans le cadre d’une enquête sur Dane Sarr. L’avocat du Forum du justiciable, Babacar Ba, affirme que les citoyens sénégalais méritent une explication claire sur ce processus jugé irrégulier.

Une transaction qui défie les règles habituelles

En principe, la cession d’un bien confisqué ne peut intervenir que dans des circonstances exceptionnelles, notamment lorsqu’un risque de perte de valeur est avéré. Or, aucune preuve n’a été présentée montrant que les voitures étaient menacées d’une détérioration immédiate. Cette absence de justification alimente les doutes quant à la légalité de la vente, qui aurait été effectuée sans décision définitive de confiscation.

Le poids financier de l’ONRAC mis sous le feu des projecteurs

En 2025, l’Office a organisé dix‑neuf ventes publiques aux enchères réparties dans six régions, générant 2,23 milliards de FCFA. La capitale, Dakar, a concentré 85 % de ces recettes, soit près de 1,896 milliard de FCFA. En cinq ans d’existence, l’organisme a saisi plus de 5 000 biens, portant son encours global au‑delà de 50 milliards de FCFA. Cette ampleur financière rend d’autant plus cruciale la traçabilité et la transparence de chaque opération, y compris celle des vingt‑sept véhicules.

Qui a réellement autorisé la cession ?

Babacar Ba réclame des précisions sur l’autorité qui a validé la transaction : le juge d’instruction, le procureur financier, la Présidence de la République ou le conseil d’administration de l’ONRAC ? De plus, la légitimité de la Primature en tant qu’acheteur est remise en cause, la loi (article 677‑49 du Code de procédure pénale) n’étant pas claire sur la participation d’une autre entité publique à ce type de vente. Le Forum du justiciable exige la publication d’un rapport officiel détaillant chaque étape et chaque autorisation.

En définitive, ce dossier souligne l’enjeu majeur de la gouvernance des actifs saisis au Sénégal. Une clarification rapide pourrait restaurer la confiance des Sénégalais dans les institutions judiciaires et financières, tandis qu’un silence prolongé risquerait d’alimenter le scepticisme et les accusations de mauvaise gestion.

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