Une vague d’espoir parcourt les foyers des anciens travailleurs du rail sénégalais. Après des mois de revendications, le gouvernement a déclenché le premier versement d’un fonds de 5,2 milliards de francs CFA destiné à solder les créances accumulées depuis les restructurations du secteur.
Un plan de règlement accéléré
Le ministère des Transports terrestres et aériens a indiqué que les versements ont commencé le 17 août 2026, avec un acompte initial de 2 milliards de FCFA. Ce premier lot a concerné 190 bénéficiaires, parmi lesquels des veuves et des héritiers d’anciens employés décédés. Le dispositif prévoit des paiements par tranches toutes les deux semaines, l’objectif étant d’achever l’ensemble du passif en 45 jours.
Des revendications enfin reconnues
Le passif, estimé à près de 5,2 milliards, provient principalement des cotisations non versées à l’IPRES et à la Caisse de Sécurité sociale au fil des différentes phases de réorganisation de la SNCS, de TRANSRAIL et de Dakar‑Bamako Ferroviaire (DBF). Les protestations menées à Thiès, qui avaient conduit à l’occupation d’une gare et de voies, ont débouché sur une rencontre le 25 juillet. Cette discussion a permis de rétablir le dialogue et de libérer les installations occupées.
Perspectives de suivi et d’accompagnement
Le gouvernement a annoncé la création d’un comité de suivi chargé de veiller à la bonne exécution des paiements et a réaffirmé son intention de soutenir l’IPRES pour régler les éventuels reliquats. Cette initiative, perçue comme une avancée majeure, devrait réduire les tensions sociales au sein du secteur ferroviaire et offrir une stabilité financière aux familles concernées.
En définitive, le règlement rapide de ces créances pourrait marquer un tournant dans les relations entre l’État et les anciens cheminots, tout en posant les bases d’un dialogue plus constructif pour les futures réformes du transport ferroviaire au Sénégal.



