La proposition de loi portant révision de la Constitution franchit une étape décisive. Les travaux en commission s’ouvrent ce mercredi 24 juin 2026 à l’Assemblée nationale, avant un vote en séance plénière attendu le 29 juin. Une séquence institutionnelle scrutée de près, sur fond de tensions politiques persistantes.
Un calendrier resserré
La procédure est désormais lancée. Après la réception de l’avis du président de la République, transmis à l’Assemblée nationale, la Conférence des présidents a arrêté le calendrier d’examen. Conformément aux articles 103 de la Constitution et 69 du règlement intérieur, l’institution entame la phase d’adoption du texte : examen en commission ce mercredi, puis passage en plénière le 29 juin.
Une réforme au cœur des tensions
Ce processus intervient dans un climat politique électrique, marqué par la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko, désormais président de l’Assemblée nationale. La présidence a inscrit cette révision dans un train de réformes touchant la Constitution, l’organe de gestion des élections et le Code électoral.
Le texte ne fait toutefois pas l’unanimité. Plusieurs voix, au sein de l’opposition comme de la majorité, s’interrogent sur l’opportunité et la portée de la démarche. Les débats des prochains jours, en commission puis en plénière, diront si la réforme est adoptée en l’état ou amendée.



